Culture

Le festival de Carthage sacre à domicile une jeune cinéaste tunisienne

De jeunes Tunisiens lors du festival de Carthage, réservé aux réalisateurs arabes et africains, le 2 novembre 2016 à Carthage.

De jeunes Tunisiens lors du festival de Carthage, réservé aux réalisateurs arabes et africains, le 2 novembre 2016 à Carthage. © AFP/FETHI BELAID

La jeune réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania a remporté samedi le Tanit d’or, principale récompense des 27e Journées cinématographiques de Carthage (JCC), pour son documentaire « Zaineb n’aime pas la neige », une marque du dynamisme actuel du 7e art en Tunisie.

L’annonce a été faite en soirée lors de la cérémonie de clôture de ce festival réservé aux réalisateurs arabes et africains, qui marquait son 50e anniversaire et constitue un rendez-vous culturel phare en Tunisie.

Fruit de six années de tournage, « Zaineb n’aime pas la neige » fait le récit du passage à l’adolescence d’une jeune tunisienne (Zaineb) qui, après le décès accidentel de son père, émigre avec sa mère au Québec.

« J’avais envie de faire un projet sur la durée (…). J’ai filmé l’héroïne de neuf ans jusqu’à ses 15 ans, un âge très important », a expliqué Kaouther Ben Hania, 39 ans, durant la semaine de compétition.

« Quand on a cet âge-là, on est dans un rapport très spontané à la vie, très passionné (…). Il y a toujours confrontation entre la vision des enfants, que je trouve très fraîche, et la vision assez formatée des adultes », a-t-elle ajouté sur TV5 Monde.

La réalisatrice a aussi tenu à rendre hommage au Canada, « pays qui a une longue tradition d’immigration ».

Kaouther Ben Hania, qui a fait ses études en Tunisie et en France, avait déjà été récompensée fin octobre au festival international du cinéma méditerranéen de Montpellier (sud de la France).

Son sacre « à domicile » témoigne de la créativité du cinéma tunisien, libéré des chaînes de la dictature depuis la révolution de 2011.

Au cours de l’année écoulée, d’autres cinéastes locaux ont rencontré le succès à l’étranger, dont Leïla Bouzid (« à peine j’ouvre les yeux ») et Mohamed Ben Attia (« Hédi »).

Si les JCC n’ont rien perdu de leur attrait populaire, le directeur du festival Brahim Letaïef a profité de cette 27e édition pour réclamer « un nouveau format, une nouvelle structure et une autre vision afin d’afficher de nouvelles ambitions. (…) On ne peut pas continuer à préparer un grand festival » dans les conditions actuelles, a-t-il estimé.

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