Politique

Angola: un mort et six blessés dans des affrontements

Le principal parti d’opposition angolais, l’Unita, a déploré mardi la mort d’un de ses militants dans le sud du pays, après une violente confrontation avec des membres du parti au pouvoir, le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA).

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Mis à jour le 21 mai 2013 à 16:51

Angola: un mort et six blessés dans des affrontements © AFP

« Le militant de 42 ans était en train de préparer une activité partisane avec 22 compagnons quand il a été attaqué par des membres du MPLA local avec des armes blanches et des pierres, ce qui a entraîné sa mort et fait six blessés », a indiqué Liberty Chiyaka, secrétaire provincial de l’Unita pour la région de Huambo, où l’incident a eu lieu le 11 mai.

Les militants étaient en train de monter une tribune. Le militant décédé était père de onze enfants. L’Unita prévoit d’organiser une veillée en son hommage le 1er juin à Huambo.

« Cet incident grave marque un important pas en arrière dans un contexte d’amélioration de la cohabitation entre les deux forces politiques, notamment depuis les dernières élections de 2012 », a ajouté M. Chiyaka, soulignant qu’entre 2002 et 2010 ces violences avaient fait 13 morts au sein de l’Unita dans la région de Huambo.

En réponse, le vice-gouverneur de la province, Guilherme Tuluca, a indiqué à l’agence de presse angolaise Angop que la police enquêtait pour faire la lumière sur cette affaire.

« C’est une zone où l’Unita ne bénéficie pas du soutien de la population à cause des violences commises dans le passé et les dirigeants du parti doivent l’accepter », a-t-il dit, accusant l’Unita d’être à l’origine des violences dans cet ancien bastion de l’Unita, reconquis depuis 2008 par le MPLA.

Sollicitées par l’AFP, les polices nationale et locale n’ont pas été en mesure de commenter les incidents.

A l’issue des dernières élections générales d’août 2012, le MPLA a obtenu 71,84% des voix contre 18,6% pour l’Unita, son ancien rival durant la guerre civile, et 6% au nouveau parti Casa, un résultat ayant reconduit à la présidence pour cinq ans le chef du MPLA, José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 33 ans.