Politique

Tunisie-France : les parlements scellent un accord de coopération

Les Parlements tunisien et français ont scellé vendredi un partenariat afin d’oeuvrer au « renforcement » du pouvoir législatif et « de la démocratie en Tunisie », à l’occasion d’une visite du président de l’Assemblée nationale française, Claude Bartolone.

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Mis à jour le 30 avril 2016 à 10:09

L’Assemblée nationale tunisienne. © AFP

D’un coût de 1,63 million d’euros, ce « jumelage institutionnel », financé par l’Union européenne, implique d’autres instances parlementaires du Vieux continent, dont la chambre des députés italienne.

Officialisé lors d’un premier « séminaire » à Tunis, il vise à « accompagner » durant les trois prochaines années l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le Parlement monocaméral tunisien né de la révolution de 2011.

« Nous mettrons au service (de la Tunisie) notre expertise afin de faire prospérer (…) les acquis de l?ARP », a expliqué dans son discours Claude Bartolone. Il convient notamment « de mettre en place des réformes essentielles afin de renforcer la capacité des institutions du régime tunisien », a-t-il ajouté.

Au coeur des six volets du programme figure le principe de « séparation des pouvoirs », via le renforcement de « l’autonomie administrative et financière » du pouvoir législatif ou encore des « moyens de contrôle » de l’action gouvernementale.

« En participant au renforcement du pouvoir législatif, nous avons vraiment l’impression d’être des acteurs (…) du renforcement de la démocratie en Tunisie », a expliqué à la presse M. Bartolone. « Nous allons les aider à forger leurs propres outils. (…) On ne viendra pas en leur donnant un modèle +clé en main+ », a-t-il encore relevé.

Durant cette visite, M. Bartolone, qui est né et a grandi en Tunisie, s’est entretenu avec son homologue Mohammed Ennaceur, ainsi qu’avec le président Béji Caïd Essebsi et le Premier ministre Habib Essid.

Prévue par la Constitution de 2014 – étape majeure de la transition politique en Tunisie -, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) est entrée en fonctions à la suite des élections législatives à la fin de la même année.

Elle compte 217 membres, élus pour cinq ans au suffrage universel direct.