Politique

Centrafrique : le président Touadéra nomme un de ses proches Premier ministre

| Par AFP
Mis à jour le 03 avril 2016 à 10h16
Faustin Archange Touadera à la sortie d'un bureau de vote, le 14 février 2016, à Bangui en Centrafrique.

Faustin Archange Touadera à la sortie d'un bureau de vote, le 14 février 2016, à Bangui en Centrafrique. © Issouf Sanogo/AFP

Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, élu le 14 février, a nommé samedi comme Premier ministre un de ses proches collaborateurs, Mathieu Simplice Sarandji, selon un décret présidentiel lu à la radio d’Etat.

Mathieu Simplice Sarandji, 61 ans, originaire de la région de la Nana Mambéré (ouest), est un homme de confiance pour le nouveau président, qu’il a connu lorsqu’ils étaient encore étudiants.

Comme M. Touadéra, c’est un universitaire plutôt discret, qui se tient à l’écart des intrigues politiciennes: diplômé d’un doctorat en géographie de l’université de Bordeaux III, il enseigne depuis des années à l’université de Bangui.

Toutefois, lorsque M. Touadéra est nommé Premier ministre du régime l’ancien président François Bozizé, en 2008, Mathieu Simplice Saradji est aussitôt appelé à ses côtés. Il sera son directeur de cabinet durant cinq ans, le temps de sa primature.

Il a aussi été le directeur de campagne du candidat Touadéra lors de la présidentielle de 2015-2016.

Plus tôt dans la journée, le Premier ministre du gouvernement de transition nommé en juillet 2014, Mahamat Kamoun, avait été reçu au palais présidentiel par M. Touadéra, à qui il a remis sa démission.

M. Sarandji doit annoncer un nouveau gouvernement dans les prochains jours.

Le président Touadéra, qui a prêté serment mercredi à Bangui, a promis « de préserver la paix » dans son pays qui peine à sortir de trois années de graves violences intercommunautaires.

La Centrafrique avait sombré dans le chaos après le renversement de Bozizé en mars 2013 par l’ex-rébellion Séléka – majoritairement musulmane -, qui a commis d’innombrables exactions sur les civils et entraîné un cycle de représailles sans fin.

Les défis à relever sont immenses pour la nouvelle équipe gouvernementale, à commencer par le rétablissement de la sécurité et la relance de l’économie, aujourd’hui au point mort.

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