Energie

Le roi d’Arabie saoudite et le président nigérian s’engagent à stabiliser le marché pétrolier

Une raffinerie de pétrole à 350 km à l'est d'Alger. (Illustration) © Anis Belghoul/AP/SIPA

Le roi Salmane d'Arabie saoudite et le président nigérian Muhammadu Buhari se sont engagés mardi à Ryad à travailler à la stabilisation du marché pétrolier mais le producteur africain n'a pas évoqué de gel de sa production.

Les deux leaders se sont engagés à faire tout ce qui est possible pour stabiliser le marché pétrolier et à favoriser un remontée des prix, indique un communiqué de la présidence nigériane.

Le communiqué ne fait aucune mention d’un gel de la production du Nigeria, pourtant évoqué comme possible par des analystes pétroliers.

Les deux chefs d’État se sont rencontrés à Ryad où Muhammadu Buhari est arrivé tard lundi au début d’une visite d’une semaine dans le Golfe qui doit le conduire aussi au Qatar.

La présidence nigériane avait auparavant indiqué que la stabilisation des prix du pétrole devait figurer en bonne place à l’ordre du jour des discussions entre le président Buhari et le souverain saoudien.

La rencontre a porté sur les relations bilatérales et la situation régionale, s’est bornée à indiquer l’agence officielle saoudienne SPA.

Les cours du pétrole pèsent lourdement sur l’économie nigériane

Le Nigeria souffre de la chute des prix du pétrole, qui a considérablement réduit les revenus publics et affaibli la monnaie nationale, le naira, même si le président Buhari s’est pour l’instant refusé à dévaluer.

Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namadar Zanganeh, a rejeté mardi l’idée d’un gel du niveau de la production pétrolière de l’Iran en la qualifiant de plaisanterie.

L’Arabie saoudite et la Russie – les deux premiers producteurs de brut – avaient proposé il y a une semaine, au terme d’une réunion à Doha avec le Qatar et le Venezuela, que tous les pays producteurs gèlent leur niveau production à son niveau de janvier pour soutenir les prix.

Mercredi dernier, après une réunion avec ses homologues irakien, vénézuélien et qatari à Téhéran, Bijan Namadar Zanganeh avait pourtant déclaré que l’Iran soutenait toute mesure visant à stabiliser le marché et augmenter les prix.

Les prix du pétrole ont dégringolé de quelque 70 dollars depuis la mi-2014, passant de plus de 100 dollars à 30 dollars le baril actuellement.

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