Justice

Côte d’Ivoire : au procès de l’assassinat du général Gueï, Dogbo Blé nie toute responsabilité

Le général Brunot Dogbo Blé arrive au tribunal d'Abidjan, le 1er février 2016

Le général Brunot Dogbo Blé arrive au tribunal d'Abidjan, le 1er février 2016 © AFP

L’ancien général Bruno Dogbo Blé a nié lundi devant le tribunal militaire toute implication dans l’assassinat en septembre 2002 du général Robert Guéï.

Accusé de complicité, le désormais ex-général Bruno Dogbo Blé est l’un des principaux prévenus du procès de l’assassinat du  général Robert Gueï, d’une partie de sa famille et de sa grade rapprochée en septembre 2002. Dix-huit autre personnes, sont Anselme Séka Yapo, dit « Séka-Séka », ancien responsable de la sécurité rapprochée de l’ancienne Première dame Simone Gbagbo, sont également jugés depuis le 21 janvier à Abidjan.

Commandant la prestigieuse Garde républicaine, l’unité d’élite chargée de la sécurité présidentielle, Dogbo Blé a nié lundi 1er février tous les faits qui lui sont reprochés, en dépit des témoignages à charge qui lui ont été opposés. « Je n’y étais pas », a-t-il répété inlassablement, alors que pas moins de cinq co-accusés ont assuré l’avoir vu à la cathédrale Saint-Paul (qui domine le centre-ville d’Abidjan) où le général Guéï avait été arrêté par des militaires.

Il a affirmé à la barre être « un chef de corps et pas un chef de gang ». Il a juré ne pas avoir quitté son quartier général de la journée pour diriger « les opérations de sécurisation » alors qu’il y avait encore des « tirs sporadiques ».

Des sketchs de Coluche comme alibi

Dogbo Blé a suscité l’étonnement général en affirmant qu’après avoir appris la mort du général Guéï à la télévision, il en avait été « affligé » et avait regardé une « cassette de (l’humoriste français) Coluche » pour se remonter le moral.

Quant aux cinq prévenus qui le placent sur les lieux, il a rétorqué : « Ce n’est pas parce qu’il sont nombreux que c’est la vérité ».

« On aurait pu croire que le général Guéï se serait pendu ou se serait fait hara-kiri, a ironisé Me Guillaume Koffi, avocat de la famille Guéï, Sa défense c’est le ‘nie-nie’. Il nie tout. Un commandant de la Garde républicaine qui dit sécuriser (…) et qui se met Coluche » à la télévision…

 

 

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