Politique

Nigeria: abandon d’accusations de terrorisme contre des membres présumés du Hezbollah

Nigeria: abandon d'accusations de terrorisme contre des membres présumés du Hezbollah

Nigeria: abandon d'accusations de terrorisme contre des membres présumés du Hezbollah © AFP

La justice nigériane a abandonné vendredi les accusations de terrorisme pesant sur trois Libanais suspectés d’appartenir au Hezbollah, dont l’un a néanmoins été condamné à la prison à vie pour infraction à la législation sur les armes.

Mustapha Fawaz, Abdallah Thahini et Talal Ahmad Roda avaient été arrêtés en mai après la découverte d’une cache d’armes dans une maison de la ville de Kano, dans le nord du Nigeria.

Ils avaient été accusés de préparer des attaques contre des cibles occidentales et israéliennes au Nigeria, ce qu’ils ont toujours nié.

Le juge de la Cour suprême fédérale Adeniyi Adetokunbo Ademola a souligné vendredi que le Hezbollah libanais « n’était pas considéré comme une organisation terroriste internationale au Nigeria », ce qui fait qu’y appartenir n’est pas un délit.

Il a également estimé qu’il n’existait « aucune preuve » que le groupe préparait une attaque ou avait reçu un « entraînement terroriste », comme l’affirmait l’accusation.

Talal Ahmad Roda a néanmoins été déclaré coupable de complot visant à importer des armes dans le pays et condamné à la prison à vie.

Les trois hommes ont également été acquittés des accusations de blanchiment d’argent.

Le procès a connu plusieurs développements inattendus, notamment lorsque M. Roda a affirmé devant la cour qu’une cellule islamiste au Nigeria avait envisagé d’assassiner l’ambassadeur saoudien.

En août, Mustapha Fawaz avait déclaré avoir été interrogé rudement interrogé par des agents israéliens après son arrestation.

Des hommes des services secrets nigérians avaient escorté des journalistes à Kano le 30 mai, pour leur montrer un bunker où une grande quantité d’armes était cachée.

Le chef des services de renseignements à Kano, Bassey Etang, avait décrit ce lieu comme « un arsenal du Hezbollah ». La déclaration avait suscité l’étonnement chez certains experts.

Le verdict de la Cour suprême est un nouveau revers pour la principale branche des services de renseignements nigérians, le Department of State Services.

Ce dernier avait affirmé en septembre que des insurgés armés du groupe islamiste Boko Haram avaient attaqué des soldats devant un bâtiment gouvernemental de la capitale, Abuja. Mais il s’était finalement avéré que l’affrontement opposait des agents de sécurité à un groupe de squatteurs.

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