Politique

Tanzanie : le candidat du parti au pouvoir promet de redistribuer les terres non utilisées

| Par AFP
Mis à jour le 06 septembre 2015 à 19h12
Le président Jakaya Kikwete, en août 2014.

Le président Jakaya Kikwete, en août 2014. © Molly Riley/AP/SIPA

Le candidat du parti au pouvoir en Tanzanie à l’élection présidentielle du 25 octobre, John Magufuli, a promis dimanche de redistribuer les terres non utilisées, entendant ainsi mettre fin à des années de conflits fonciers.

« Il y a des personnes haut placées, y compris dans les institutions de l’État, qui possèdent des milliers d’hectares de terre qui ne sont ni cultivées, ni utilisées pour l’élevage », a déclaré le candidat du Chama Cha Mapinduzi (CCM) au cours d’un meeting télévisé. « Je les redistribuerai », a promis M. Magufuli, 55 ans, qui espère succéder au chef de l’Etat actuel Jakaya Kikwete.

La terre est source de conflits intercommunautaires souvent meurtriers en Tanzanie, la démarcation entre les terres destinées à l’agriculture et celles affectées à l’élevage posant régulièrement problème.

Dans les années 1980 et 1990, ce pays a été marqué par une vague de privatisations, ainsi que par des accaparements de terrains et une forte corruption. Actuellement ministre des Travaux publics, M. Magufuli a mis la lutte contre la corruption au centre de sa campagne.

Le CCM, parti unique jusqu’en 1992 – et auparavant la Tanu dont il est issu – a remporté toutes les élections générales depuis l’avènement du multipartisme et dispose actuellement des deux-tiers des sièges au Parlement unicaméral.

Mais il apparaît affaibli par des dissidences et des scandales de corruption, tandis que les quatre principaux partis d’opposition ont réussi à s’unir pour désigner un candidat unique à l’élection. Cette configuration pourrait remettre en jeu la prééminence du CCM sur la vie politique tanzanienne.

Avec plus de 50 millions d’habitants, la Tanzanie est le pays le plus peuplé d’Afrique de l’Est et affiche une croissance annuelle de plus de 7%, selon la Banque mondiale qui note toutefois que le pays reste « très pauvre au regard des standards régionaux et internationaux ».

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