Politique

Burkina: la veuve de Thomas Sankara entendue par la justice le 18 mai

| Par AFP
Thomas Sankara, ancien président du Burkina Faso, assassiné le 15 octobre 1987.

Thomas Sankara, ancien président du Burkina Faso, assassiné le 15 octobre 1987. © AFP

La veuve de l’ex-président burkinabè Thomas Sankara, exilée en France depuis l’assassinat de son époux en 1987, sera entendue par le juge d’instruction militaire chargé de l’enquête le 18 mai à Ouagadougou, a-t-on appris mercredi auprès de l’un des avocats de la famille.

« Mariam Sankara arrivera le 14 mai en compagnie d’un des avocats français. Elle sera entendue le 18 mai par le juge d’instruction qui s’occupe du dossier », a déclaré à l’AFP Me Bénéwendé Stanislas Sankara.

Mme Sankara, qui vit à Montpellier avec ses deux enfants depuis 1987, n’est revenue qu’une seule fois à Ouagadougou, en 2007, pour participer à la commémoration des vingt ans de l’assassinat de son mari.

Un juge d’instruction militaire a été saisi fin mars dans cette affaire alors que les proches de Thomas Sankara demandaient depuis des années la réouverture du dossier.

Le capitaine Thomas Sankara, arrivé aux affaires par un coup d’Etat en 1983, a été tué quatre ans plus tard lors du putsch qui a porté Blaise Compaoré au pouvoir. Le régime de M. Compaoré, renversé fin octobre par une insurrection populaire après 27 ans de règne, a toujours refusé de rouvrir son dossier.

Le président Michel Kafando, qui a succédé en novembre à Blaise Compaoré, a, à l’inverse, promis que « justice serait rendue ».

Début avril, le juge d’instruction avait mis sous scellés la tombe de l’ex-président, marquant le début de l’instruction de ce dossier symbolique au Burkina Faso, pour lequel cinq à six chefs d’inculpation, dont ceux d’ »assassinat » et de « faux en écriture », ont été retenus.

La figure de Thomas Sankara, révolutionnaire loué pour son intégrité et icône du panafricanisme, a été abondamment revendiquée durant le soulèvement populaire qui a conduit à la chute du président Compaoré.

Début mars, le gouvernement avait déjà autorisé l’exhumation du corps de Thomas Sankara dans le but de l’identifier formellement. Ses proches doutent que la dépouille reposant dans sa tombe du cimetière de Dagnoën (est de Ouagadougou) soit vraiment la sienne.

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