Politique

Une fondation pour moderniser les relations économiques franco-africaines

Entrepreneurs, financiers, acteurs des secteurs numérique et audiovisuel, scientifiques ont lancé mardi la Fondation franco-africaine pour la croissance, avec pour ambition de dynamiser les liens entre entreprises africaines et françaises, alors que la France perd du terrain sur ce continent.

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Mis à jour le 15 juillet 2014 à 17:41

Une fondation pour moderniser les relations économiques franco-africaines © AFP

L’Afrique est « un continent convoité: la Chine notamment, cherche depuis plusieurs années à s’y placer en première ligne pour répondre à la demande d’une classe moyenne qui représentera dans les prochaines années entre 300 et 500 millions de consommateurs », a déclaré Michel Sapin, ministre français des Finances, devant quelque 120 participants à ce premier rassemblement.

« Au cours de la dernière décennie, la France n’a, elle, pas toujours perçu les signaux d’émergence de l’Afrique et elle a laissé, à ses dépens, sa part de marché se dégrader significativement », a-t-il déploré.

Annoncée cet hiver lors d’un forum économique organisé par le ministère français de l’Economie et l’organisation patronale française Medef avant un sommet franco-africain à l’Elysée, cette fondation « ne doit pas être une institution supplémentaire mais un réseau social des entreprises et de leurs contreparties dans la sphère publique et associative », assurent ses créateurs.

« Comment peut-on avoir attendu aussi longtemps avant de lancer cette fondation ? », a lancé le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, soulignant qu’elle avait pour vocation de créer des partenariats avec toute l’Afrique, anglophone, arabophone, francophone et lusophone, centrés sur le secteur privé, « moteur de la croissance ».

Se disant « très heureuse que le secteur privé ait été placé au centre de cette fondation », la ministre des Finances d’un des pays les plus dynamiques d’Afrique, le Nigeria, Ngozi Okonjo-Iweala, a estimé dans un message vidéo, qu’il était « grand temps que la France monte sur le bateau » de la croissance africaine, de plus de 5% en moyenne sur la dernière décennie.