Politique

Le chef du FMI doute de l’efficacité d’un élargissement du G20 aux pays africains

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a mis en doute mardi l’efficacité d’un éventuel élargissement du G20, affirmant que les institutions multilatérales avaient vocation à représenter l’ensemble de la planète.

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Mis à jour le 18 novembre 2008 à 20:07

Le chef du FMI doute de l’efficacité d’un élargissement du G20 aux pays africains © AFP

« La voix des organismes multilatéraux comme le FMI et la Banque mondiale est le moyen de traduire les préoccupations des pays qui ne sont pas directement présents », a-t-il déclaré à la presse à l’issue d’une brève visite en Tunisie.

M. Strauss-Kahn était interrogé sur les déclarations de dirigeants de pays et institutions africains se disant « exclus » du processus engagé lors du sommet des grands pays industrialisés et émergents du G20 le week-end dernier à Washington.

« Peut-être que les institutions multilatérales, comme celle que je dirige, ont vocation à représenter l’ensemble de la planète », a-t-il estimé.

« L’Afrique du Sud était là », a-t-il encore souligné, jugeant « inexact » de dire que l’Afrique n’était pas représentée au sommet du G20.

Avant et après le sommet du G20, le président de la Commission de l’Union africaine (UA) Jean Ping a exigé que l’Afrique soit écoutée dans les instances de décision sur l’architecture financière internationale.

« Il y a pour nous un problème, c’est qu’on a pris l’habitude de prendre les décisions à notre place, sans nous écouter, et de nous les imposer », avait-il notamment déclaré dimanche en France.

Cette même exigence avait été exprimée lors d’une réunion des ministres des Finances de 35 pays africains le 12 novembre à Tunis.

Le directeur général du FMI a renvoyé aux Britanniques qui présideront le G20 l’an prochain la question de savoir si les organisations régionales doivent être invitées aux sommets.