Politique

Centrafrique: une vingtaine de morts dans des affrontements entre ex-rebelles

Une vingtaine de combattants ont été tués dans de violents affrontements à Bambari, dans le centre de la Centrafrique, entre deux factions rivales de l’ex-rébellion Séléka, a indiqué mardi une source au sein de la force africaine Misca.

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Mis à jour le 26 août 2014 à 12:58

Centrafrique: une vingtaine de morts dans des affrontements entre ex-rebelles © AFP

« Au moins 17 personnes, tous des ex-combattants Séléka, ont été tuées lundi dans de violents affrontements qui ont éclaté dans le centre de Bambari entre deux groupes armés », a déclaré à l’AFP un officier de la Misca, s’exprimant sous couvert d’anonymat.

« L’un est le groupe du général Joseph Zoundéko, chef d’état-major de l’ex-coalition Séléka installé à Bambari, et l’autre est celui du général Ali Djarras, comprenant des peuls armés » qui circulent dans région, a ajouté cet officier.

« Il s’agit d’un bilan qui reste provisoire vu l’intensité des combattants et de l’armement utilisé. Certains ont utilisé des lance-roquettes » selon la même source qui n’a pas pu préciser la raison qui a poussé ces groupes à l’affrontement.

Mais selon une source proche de l’ex-coalition, « les relations entre les différentes factions connaissent une certaine tension liée à la perception de dividendes provenant des sociétés de téléphonie mobile par un camp au détriment des autres ».

La Séléka, qui avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013 avant d’en être chassée en janvier 2014 suite à l’intervention des forces française et africaine, apparait aujourd’hui de plus en plus divisée sur le plan politique et militaire.

Ces nouvelles violences ont en tous cas « replongé la ville de Bambari dans la peur et l’inquiétude » et « de nombreux habitants qui tentaient de quitter leur lieu de refuge ont regagné les sites des déplacés », a expliqué l’officier de la Misca.

La ville, où l’ex-coalition Séléka a installé en mai son nouvel « état-major », avait été le théâtre de violents affrontements en juin et juillet, qui opposaient jusque-là des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka à d’ex-séléka à dominante musulmane.

Bambari compte près de 30. 000 déplacés, d’après le bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires.

Les protagonistes de la crise – Séléka et anti-balaka notamment – ont signé fin juillet à Brazaville un accord de cessez-le-feu, mais qui a été déjà violé à plusieurs reprises sur le terrain.