Politique

Nigeria: Chevron ne garantit pas ses livraisons de brut après le sabotage d’un terminal

Le géant pétrolier américain Chevron a déclaré l’état de « force majeure » sur ses chargements de brut au terminal d’Escravos (sud du Nigeria) entraînant la non garantie de ses livraisons, après des attaques contre ses infrastructures, a-t-il annoncé à l’AFP.

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Mis à jour le 20 novembre 2008 à 07:56

Nigeria: Chevron ne garantit pas ses livraisons de brut après le sabotage d’un terminal © AFP

Cette décision « est due aux dégâts sur un oléoduc principal qui transporte 90. 000 barils par jour au terminal d’Escravos, dans l’Etat du Delta. Les réparations sont en cours, mais il est trop tôt pour dire quand elles seront terminées », a précisé ce porte-parole.

Oléoducs, équipements et personnel des grandes compagnies pétrolières travaillant dans le delta du Niger sont depuis trois ans les cibles de fréquentes attaques de rebelles affirmant agir au nom des intérêts des populations locales.

Le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell a annoncé récemment qu’il avait réussi à contenir une fuite de pétrole causée par le sabotage de son oléoduc d’Adibawa, dans l’Etat de Bayelsa (sud).

En septembre la compagnie avait décrété par deux fois un état de force majeure sur ses chargements de brut au terminal de Bonny (sud du Nigeria).

Depuis janvier 2006, les attaques de rebelles ont fait baisser la production de pétrole du Nigeria de plus d’un quart. La production totale du pays atteint actuellement environ 2 millions de barils par jour, contre 2,6 millions en 2006.

Le Nigeria et l’Angola se disputent la place de premier producteur de pétrole du continent africain.