Politique

Proche-Orient et le Zimbabwe au menu de Rice à l’ONU

Pour le dernier mois de l’administration Bush, la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice est attendue à New York lundi afin de maintenir le processus de paix au Proche-Orient sur les rails et faire pression pour le départ du président Robert Mugabe du Zimbabwe.

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Mis à jour le 15 décembre 2008 à 06:40

Au cours de discussions à l’Onu, Mme Rice se penchera aussi sur la manière de s’attaquer à la piraterie au large des côtes de la Somalie et de contrôler les ambitions nucléaires de l’Iran. Elle évoquera aussi les conséquences des attentats terroristes de Bombay en Inde, ont indiqué des responsables.

Sa visite de deux jours au coeur de la diplomatie internationale et le large éventail des sujets abordés, reflète l’ampleur des défis que l’administration du président sortant George W. Bush laissera à celle de son successeur Barack Obama lorsqu’il prendra ses fonctions à la Maison Blanche le 20 janvier.

Le processus de paix israélo-palestinien demeure la priorité de l’équipe sortante, qui espérait obtenir un accord des deux parties avant la fin du mandat de M. Bush, lorsqu’elle a relancé les négociations à Annapolis, aux Etats-Unis, en novembre 2007, après 7 ans de paralysie.

Le but initial était de parvenir avant la fin de cette année à la création d’un Etat palestinien qui vivrait au côté de celui d’Israël dans la paix et la sécurité.

A présent, l’équipe de Bush oeuvre à s’assurer que le processus de paix reste sur les rails. Dans ce but, Mme Rice participera à une réunion ministérielle du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, ONU, Union européenne) prévue lundi à l’Onu.

Pour sa probable dernière visite au siège de l’organisation internationale en tant que secrétaire d’Etat, Mme Rice rencontrera lundi général Ban Ki-moon, le ministre des Affaires étrangères russe Sergei Lavrov et le chef de la diplomatie de l’Union européenne Javier Solana. L’envoyé spécial du Quartette Tony Blair sera également de la réunion.

Celle-ci est l’occasion de « maintenir l’élan en marche », a dit un responsable américain sous couvert d’anonymat.

Le Conseil de sécurité de l’Onu se réunira mardi au niveau ministériel afin d’adopter une déclaration « soutenant les progrès déjà faits dans le processus de paix et encourageant sa poursuite et sa conclusion positive selon les principes d’Annapolis en parvenant à la solution des deux Etats », a déclaré l’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, Zalmay Khalilzad.

Le Conseil de sécurité tiendra aussi une réunion à huis-clos sur le Zimbabwe, alors que plusieurs dirigeants font pression pour que Mugabe quitte le pouvoir, après 28 ans de règne.

Le porte-parole du département d’Etat Sean McCormack a indiqué que Washington discutait avec l’Afrique du Sud et d’autres membres du Conseil de sécurité sur la manière de « débuter le processus qui mettra fin à la tragédie qui se déroule au Zimbabwe ».

Les pays qui ont une influence doivent l’utiliser pour obtenir un changement au Zimbabwe, a dit M. McCormack.

Un haut responsable américain a proposé jeudi que les voisins du Zimbabwe, particulièrement l’Afrique du Sud ferment leurs frontières avec le pays.

La piraterie au large de la Somalie sera également un sujet clé des rencontres de New York. Washington font circuler un projet de résolution permettant de poursuivre les agresseurs même sur le sol somalien.

Mme Rice discutera enfin de la pression internationale pour presser Téhéran de mettre fin à son programme d’enrichissement d’uranium. Les Occidentaux craignent qu’il puisse servir à élaborer une bombe atomique, ce que Téhéran dément.