Politique

Le prix Albert Londres 2009 à la jeune journaliste pigiste Sophie Bouillon

| Par AFP
Le prix Albert Londres 2009 à la jeune journaliste pigiste Sophie Bouillon

Le prix Albert Londres 2009 à la jeune journaliste pigiste Sophie Bouillon © AFP

Le prix Albert Londres, le plus prestigieux de la presse française, a récompensé pour son édition 2009 une journaliste pigiste de 25 ans, Sophie Bouillon, pour un article sur le Zimbabwe de Robert Mugabe.

Le prix audiovisuel a récompensé un journaliste indépendant, Alexandre Dereims, 40 ans, pour un reportage sur « la condition des Nord-Coréens qui tentent de fuir la dictature », a indiqué le jury.

Créé en 1933 en hommage au journaliste français (1884-1932), le prix Albert Londres récompense chaque année le meilleur reporter de presse écrite, et, depuis 1985, le meilleur reporter audiovisuel. Les candidats doivent être francophones et avoir moins de 40 ans.

Il a été décerné pour la première fois sur le continent américain, à Sao Paulo, dans le cadre de l’Année de la France au Brésil. Il s’agit d’une petite entorse à la tradition car Albert Londres n’est jamais venu au Brésil.

Depuis une dizaine d’années, le jury se déplace en effet dans des lieux où le journaliste s’était rendu en reportage. Les dernières éditions ont ainsi eu lieu à Beyrouth, Marseille, Istanbul, Pékin et Dakar.

Sophie Bouillon a obtenu le prestigieux prix de la presse écrite pour son article « Bienvenue chez Mugabe », publié fin 2008 dans la revue 21, qui raconte le retour dans son pays d’un jeune réfugié zimbabwéen.

La jeune journaliste « a rédigé son article alors qu’elle terminait ses études à l’Ecole supérieure de journaliste de Lille », a noté le jury. Basée depuis quelques mois à Johannesbourg, en Afrique du Sud, elle collabore régulièrement au journal La Croix, à la radio suisse TSR et à la radio canadienne.

Alexandre Dereims, récompensé pour son film de 52 minutes « Han, le prix de la liberté », est journaliste indépendant et réalisateur depuis sept ans. Son film « s’inscrit dans une filmographie qui traite notamment des enfants esclaves en Chine, des Karens en Birmanie et des Khmers Rouges », a souligné le jury.

Celui-ci est composé d’anciens lauréats du prix et est présidé par la journaliste Josette Alia.

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