Politique

Viols en RDC: Kinshasa invité à « renforcer » le statut de la femme

L’ONU a invité lundi le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) à « renforcer » davantage le statut et « le pouvoir » des femmes pour lutter efficacement contre les violences sexuelles dont sont victimes des milliers de Congolaises, notamment dans l’est du pays.

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Mis à jour le 15 juin 2009 à 15:58

Viols en RDC: Kinshasa invité à « renforcer » le statut de la femme © AFP

« Il faut promouvoir la participation des femmes au gouvernement, dans le processus électoral, la politique (. . . ) et renforcer le statut de la femme pour régler les questions des violences sexuelles », a affirmé l’administratrice du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Helen Clark.

Mme Clark s’exprimait lors d’une conférence de presse à Kinshasa à l’issue d’une visite de trois jours en RDC, où elle a pu se rendre à Goma (est, capitale de la province du Nord-Kivu), une des régions les plus instables du pays.

« Une des solutions (aux problèmes de viols) est de renforcer et donner beaucoup plus de pouvoir aux femmes » dans les prises de décisions au niveau de l’Etat, a-t-elle déclaré.

Le gouvernement congolais compte actuellement cinq femmes sur un total de 54 membres dont le Premier ministre.

Les agences de l’ONU en RDC dénoncent régulièrement les exactions et les viols répétés contre les civils, en grande partie attribués aux rebelles hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Au cours du premier trimestre de l’année, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) a affirmé avoir dénombré plus de 1. 330 cas de viols dans le Sud-Kivu (est).

Début 2009e, les armées rwandaise et congolaise avaient mené une opération conjointe dans le Nord-Kivu contre les FDLR, anciens supplétifs occasionnels des Forces armées de la RDC (FARDC), estimés à plus de 6. 000 miliciens.

Loin de les avoir éradiqués, l’opération a permis de les chasser des grands centres de la province, les obligeant à gagner les forêts, d’où ils lancent régulièrement leurs attaques.