Politique

Avigdor Lieberman en Ouganda pour commémorer le raid d’Entebbe

| Par AFP
Avigdor Lieberman en Ouganda pour commémorer le raid d’Entebbe

Avigdor Lieberman en Ouganda pour commémorer le raid d'Entebbe © AFP

Le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman rend hommage jeudi en Ouganda au commando qui avait libéré les otages d’un avion d’Air France en juillet 1976 à Entebbe, une des opérations les plus audacieuses entreprises par les forces spéciales israéliennes.

Le 27 juin 1976, un avion d’Air France qui effectue la liaison entre Tel Aviv et Paris, via Athènes, est détourné par des combattants pro-palestiniens, avec à son bord 244 passagers.

Après une brève escale en Libye, l’appareil se pose sur Entebbe, au sud de la capitale ougandaise Kampala, avec l’autorisation du président de l’époque, le sanguinaire Idi Amin Dada, qui y voit l’occasion de redorer son image internationale.

Les pirates de l’air menacent alors de faire exploser l’avion si 53 militants de la cause palestinienne retenus prisonniers en Israël et dans quatre autres pays ne sont pas libérés.

Après des négociations entre Amin Dada et les pirates de l’air, une partie des otages est libérée, mais les pirates de l’air gardent une centaine de personnes, toutes israéliennes ou de confession juive, retenues dans le hall du vieux terminal de l’aéroport.

Le gouvernement de Tel Aviv fait mine de négocier, semble sur le point de céder aux exigences des pirates de l’air. Mais dans la nuit du 3 au 4 juillet, un commando aéroporté des troupes d’élite israéliennes atterrit par surprise à Entebbe et prend d’assaut l’aéroport.

Les sept pirates de l’air sont tués, ainsi que 45 soldats ougandais.

Les otages sont libérés. Trois d’entre eux trouvent cependant la mort au cours de l’opération. Un quatrième otage, une septuagénaire hospitalisée avant le raid en raison d’un malaise, sera abattue peu après sur ordre d’Idi Amin Dada dans l’hôpital où elle avait été transférée.

Le commandant de l’opération, le colonel Jonathan Netanyahu, frère aîné de l’actuel Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, est le seul militaire israélien tué durant le raid.

L’opération n’a été possible que grâce au soutien logistique du gouvernement kényan, alors farouche adversaire d’Amin Dada (les avions israéliens ont fait étape à Nairobi dans le plus grand secret) qui en sortira profondément humilié.

Elle est aujourd’hui toujours citée en exemple comme une opération réussie de libération d’otages, et reste une de ces coups les plus audacieux qui ont fait la réputation de Tsahal, l’armée israélienne.

Les forces spéciales de Tsahal se seraient notamment procuré les plans du terminal de l’aéroport, construit par une entreprise israélienne, et auraient pu préparer ainsi minutieusement chaque séquence de l’opération.

L’histoire a été portée plusieurs fois sur les écrans: « Raid sur Entebbe », téléfilm américain réalisée en 1977, et avec « Le dernier Roi d’Ecosse » (2007).

Le chef de la diplomatie israélienne achève mercredi une tournée dans cinq pays africains – Ethiopie, Kenya, Ghana, Nigeria, Ouganda – notamment destinée à contrecarrer une offensive de charme de l’Iran dans la région.

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