Justice
L’épave de l’appareil du président Juvénal Habyarimana, tué dans un attentat le 6 avril 1994. © Bouju/AP/Sipa

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Attentat du 6 avril 1994 : retour sur l’enquête de la discorde entre la France et le Rwanda

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Politique

Attentat contre le président rwandais en 1994: levée du contrôle judiciaire de Rose Kabuye

Le contrôle judiciaire de Rose Kabuye, proche du président rwandais Paul Kagame inculpée dans l’enquête sur l’attentat contre l’avion du président Habyarimana en 1994, a été levé par un juge parisien, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

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Mis à jour le 9 mars 2022 à 12:01

Attentat contre le président rwandais en 1994: levée du contrôle judiciaire de Rose Kabuye © AFP

« Rose Kabuye a obtenu la levée du contrôle judiciaire en raison notamment de sa conduite exemplaire », a déclaré à l’AFP un de ses avocats, Me Bernard Maingain.

Sous le coup d’un mandat d’arrêt international délivré en 2006 par la France, Rose Kabuye, 47 ans, avait été interpellée le 9 novembre 2008 en Allemagne.

Transférée à Paris, elle y avait été inculpée dix jours plus tard pour complicité d’assassinats et association de malfaiteurs, le tout en relation avec une entreprise terroriste.

Elle avait alors été placée sous contrôle judiciaire, mesure lui interdisant de quitter la France sans autorisation et l’obligeant à répondre à toute nouvelle convocation des juges.

La levée de ce contrôle judiciaire a été autorisée par le juge d’instruction Marc Trévidic en charge du dossier. Le parquet avait pris des réquisitions allant dans le même sens, a précisé la source judiciaire.

Le juge a entendu à quatre reprises Mme Kabuye sur le fond du dossier depuis son inculpation, dont la dernière fois mardi et mercredi.

Cette proche du président Kagame est soupçonnée d’avoir participé à l’hébergement dans un camp militaire à Kigali des auteurs de l’attentat, le 6 avril 1994, contre l’avion du président rwandais de l’époque Juvénal Habyarimana, un Hutu.

L’assassinat est considéré comme le signal déclencheur du génocide qui a fait selon l’ONU plus de 800. 000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsie.