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Objectif janvier 2021 pour la Zone de libre-échange continentale

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Mis à jour le 12 juin 2020 à 11h15
Le port de San-Pédro, en Cote d'ivoire, devrait voir sa capacité annuelle passer de à 10 millions de tonnes de marchandises.

Le port de San-Pédro, en Cote d'ivoire, devrait voir sa capacité annuelle passer de à 10 millions de tonnes de marchandises. © Franck Akpoue pour Jeune Afrique

Repoussée en raison de la pandémie du Covid-19, la mise en œuvre effective de la zone panafricaine de libre-échange reste plus que jamais d’actualité pour ses promoteurs.

« L’entrée en application de l’accord de libre-échange doit être un moteur de la résilience de l’Afrique. » C’est ce qu’a affirmé, jeudi 10 juin, le secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca), Wamkele Mene. Intervenant lors d’un webinar organisé par l’Africa CEO Forum en partenariat avec le cabinet d’avocats Asafo & Co, le Sud-Africain, ancien négociateur en chef de son pays pour la Zleca, a dit espérer une mise en œuvre effective au 1er janvier 2021.

Fin avril, en pleine pandémie de coronavirus, le nouveau secrétaire général, élu le 10 février lors du 33e sommet des chefs d’État de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, avait annoncé le report de cette mise en œuvre prévue le 1er juillet. « Étant donné les mesures de confinement et les fermetures de frontière en vigueur, ainsi que la nécessité pour chaque État de se concentrer sur la lutte contre la pandémie, il n’aurait pas été crédible de maintenir la date initiale », a expliqué Wamkele Mene.

Pour autant, « le coronavirus doit nous conduire à redoubler nos efforts pour mettre en œuvre l’accord », ce dernier, entré en vigueur en mai 2019, étant une des clés de la reprise économique du continent, a-t-il insisté. « La volonté politique est là », a-t-il affirmé, rappelant que l’accord a été signé par 54 pays et ratifié par 28, « d’autres ratifications devant intervenir bientôt ».

À contre-courant du contexte mondial

Parmi les réticents, on compte des acteurs de poids, la RDC et le Nigeria ayant signé mais pas ratifié le texte fondateur de la Zleca. « Nous allons nous remettre au travail dès que possible », a ajouté Wamkele Mene.

Si les signataires se sont mis d’accord pour éliminer progressivement les droits de douane sur les marchandises circulant dans la zone, ils doivent encore établir la liste des biens qui seront concernés par l’exemption et ceux qui ne le seront pas. Représentant un marché de 1,2 milliard de personnes, la Zleca (AfCFTA, en anglais) doit accroître le commerce intra-africain et générer près de 3,4 milliards de dollars de richesses, selon les estimations de l’UA.

Reconnaissant que l’Afrique va à contre-courant du contexte international marqué par le retour en force du protectionnisme dans plusieurs pays, le secrétaire général de la Zleca a appelé le continent à « consolider son intégration » afin d’assurer sa meilleure « insertion dans l’économie et les chaînes de valeur mondiales » mais aussi d’être « en position de négocier des accords avec des tiers ».

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