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Jean-Claude Bouda, l’ambassadeur du Faso

Par - M. Si.
Mis à jour le 25 août 2004 à 01:00

Quand on demande à Jean-Claude Bouda quelle est la qualité primordiale que doit avoir le responsable du Salon international de l’artisanat, il répond sans hésiter : « l’ouverture d’esprit ». On peut dire que l’homme, aujourd’hui âgé de 44 ans et père de trois petites filles, a été gâté par la nature dans ce domaine. Sa naissance à Paris et ses premières années passées dans la capitale française l’ont d’emblée obligé à être plus tolérant, mais aussi et surtout à s’adapter, à être réactif – autre compétence indispensable pour « travailler dans l’événementiel ». Après des études de commerce en France, où il acquiert les techniques commerciales tout en mettant l’accent sur les échanges internationaux, le jeune Jean-Claude retourne au pays et entre dans la sacro-sainte administration. Plus exactement à l’Office national du commerce extérieur ( Onac ). Sa mission : promouvoir les produits burkinabè à l’étranger – déjà ! Il participe alors à diverses foires internationales – où il a sans doute puisé un peu d’inspiration pour donner un nouvel élan au Siao – et découvre véritablement le secteur de l’artisanat. Après cette expérience, Jean-Claude Bouda rejoint Faso-Tours, l’agence nationale de voyages. Là encore, il s’agit de « vendre » son pays, de mettre en valeur ses ressources et sa culture. En 1992, ce fonctionnaire dynamique accomplit un virage… serré. Il devient député, élu sous la bannière du Congrès pour la démocratie et le progrès ( CDP ), le parti au pouvoir. En 1997, il ne brigue pas de nouveau mandat puisqu’il est nommé au poste de directeur général du Siao. Immédiatement, il a pour ambition de « faire de cette foire locale un grand événement international ». Sept ans plus tard, force est de constater que le DG a gagné son pari.