Justice

Comores : ce que l’ex-président Sambi a écrit à Azali Assoumani

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Ahmed Abdalla Sambi, en avril 2010, lorsqu’il était président des Comores (Archives).

Ahmed Abdalla Sambi, en avril 2010, lorsqu’il était président des Comores (Archives). © TONY KARUMBA/AFP

En détention provisoire depuis août 2018, l’ancien président des Comores Ahmed Abdallah Sambi vit depuis reclus dans sa résidence de Voidjou, sur l’île de Grande-Comore. Dans une lettre de douze pages adressée au président Azali Assoumani, il réclame un geste.

Sur l’archipel des Comores, le provisoire s’inscrit parfois dans la durée. C’est particulièrement vrai pour la décision de justice prise à l’encontre de l’ex-président Ahmed Abdallah Sambi. Placé en résidence surveillée le 18 mai 2018, officiellement pour avoir troublé l’ordre public, celui qui a fut le chef d’État comorien entre 2006 et 2011 est maintenu en détention « provisoire » à son domicile depuis le 20 août de cette même année, suite à sa mise en examen pour détournement de deniers publics dans le cadre du programme de citoyenneté économique qu’il a initié en 2008.

La loi prévoyant un délai de quatre mois maximum renouvelable une fois, Ahmed Abdallah est donc depuis avril 2019 « séquestré par la justice, hors de tout droit pénal », selon la formule de Mahamoud Ahamada, son avocat.

Anjouanais d’origine, Ahmed Abdallah Sambi vit reclus depuis deux ans dans sa résidence de Voidjou, sur l’île de Grande-Comore – où il a eu 62 ans le 5 juin, sans téléphone et aucun droit de visite. Ses proches le disent malade, comme semble le confirmer une ordonnance signée le 2 janvier 2020 par le cabinet du juge d’instruction de Moroni l’autorisant à partir se faire soigner à l’étranger, mais aujourd’hui encore restée sans suite.

Silence des chancelleries

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