Dossier

Cet article est issu du dossier «Finance - Six mois qui ont ébranlé la BAD»

Voir tout le sommaire
Banque de développement

Enquête à la BAD : des résultats en « quatre semaines maximum »

| Par
Mis à jour le 05 juin 2020 à 11h14
Akinwumi Adesina à lassemblée générale des Nations-Unies, Washington, le 23 septembre 2019.

Akinwumi Adesina à lassemblée générale des Nations-Unies, Washington, le 23 septembre 2019. © Jason DeCrow/AP/SIPA

Une « revue indépendante » passera au crible le rapport interne qui avait blanchi le président de la BAD, Akinwumi Adesina, des accusations portées à son encontre par un groupe de lanceurs d’alertes.

Nouveau tournant dans l’affaire des accusations de mauvaise gouvernance à l’encontre du président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina. Si les premiers échos d’une réunion tenue le 26 mai par le bureau du Conseil des gouverneurs de l’institution, avaient fait état de l’approbation d’une enquête indépendante sur les allégations contre le dirigeant nigérian, la donne semble avoir changé.

L’instance dirigeante de la BAD, qui à la fin de mai avait déjà pris quelque distance vis-à-vis de l’idée d’une nouvelle enquête, s’est à nouveau réunie le 4 juin.

Dans son dernier communiqué, le bureau du Conseil, présidé par la ministre ivoirienne du Plan, Nialé Kaba, annonce l’approbation formelle d’une « revue indépendante » du rapport produit par le comité d’éthique. Ce dernier, qui dépend du bureau du Conseil des gouverneurs, avait balayé il y a quelques semaines les accusations portées par des salariés de la BAD.

La « revue » de son rapport sera confiée à une seule personne – « neutre, intègre, de haut calibre ayant une expérience incontestable et une réputation internationale avérée » précise le communiqué, qui promet des réponses « dans un délai de deux à quatre semaines maximum, en tenant compte du calendrier électoral du Groupe de la Banque ». L’élection à la présidence de la BAD, pour laquelle Akinwumi Adesina est à ce jour le seul candidat, doit en effet avoir lieu fin août.

Réexaminer la politique interne de dénonciation d’abus

Si l’administration américaine, par la voix du secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, s’était élevée pour demander une enquête indépendante, il n’en est pas fait mention dans le communiqué du  Conseil des gouverneurs, qui présente cependant la « revue » du rapport du comité d’éthique comme une décision prise « dans le but de réconcilier les différents points de vue de chaque gouverneur dans la résolution de cette affaire ».

Le bureau réitère d’ailleurs sa confiance dans le comité d’éthique, qui « a rempli son rôle en ce qui concerne cette affaire », et en la présidente du conseil des gouverneurs, Nialé Kaba, qui a elle aussi « rempli son rôle en acceptant les conclusions du comité d’éthique conformément à ladite résolution ».

Cependant, la politique de dénonciation d’abus et de traitement des griefs de la Banque devra être examinée dans une période de trois à six mois suivant la revue, « en vue de garantir que [cette] politique est correctement appliquée et de la réviser, le cas échéant, pour éviter à l’avenir des situations de cette nature », conclut le communiqué.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte