Justice

Algérie : bête noire de Gaïd Salah, le général Hocine Benhadid est de retour

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Le général à la retraite Hocine Benhadid

Le général à la retraite Hocine Benhadid © général hocine benhadid, algérie © DR

Alors que son procès a été renvoyé au 11 juin, le général à la retraite Hocine Benhadid est rentré à Alger, après avoir quitté l’hôpital parisien où il avait été admis le 22 janvier pour y recevoir des soins et poursuivre sa rééducation.

Selon nos informations, Hocine Benhadid a embarqué le 31 mai à bord d’un avion de la compagnie Air Algérie qui procédait au rapatriement des ressortissants algériens bloqués en France en raison de l’épidémie de coronavirus. Dès son arrivée à Alger, cet ancien officier supérieur a été admis à l’hôpital militaire d’Aïn Naadja, sur les hauteurs de la capitale. Testé négatif au coronavirus, il a pu regagner son domicile.

Selon son entourage, Benhadid, 75 ans, ne supportait plus son hospitalisation en France. Le confinement et les mesures prises pour empêcher la propagation du virus ont achevé de le convaincre de mettre fin à son séjour.

Absent à son procès ?

Renvoyé au 11 juin, son procès risque de se dérouler sans sa présence. Son état de santé, qui ne s’est en effet guère amélioré, ne lui permettra sans doute pas de se présenter au tribunal. Il se déplace aujourd’hui en chaise roulante.

Remis en liberté provisoire le 2 janvier dernier, après 235 jours de détention à la prison d’El-Harrach pour atteinte au moral de l’armée et à la sécurité de l’État, Hocine Benhadid avait été transféré à Paris sur ordre de Saïd Chengriha, chef d’état-major par intérim de l’armée. Sa santé s’était dégradée depuis que, en chutant dans sa cellule, il s’était fracturé le bassin.

Succédant à Ahmed Gaïd Salah, décédé le 23 décembre d’une crise cardiaque, ce général-major avait donné instruction pour que sa prise en charge soit assurée par l’institution militaire.

Chengriha avait également fait restituer à Hocine Benhadid son passeport diplomatique, confisqué quelques années plus tôt sur ordre de Gaïd Salah, qui cumulait ses fonctions de chef d’état-major de l’armée avec celles de vice-ministre de la Défense. Ce document avait été délivré au général dans les années 1990, à l’époque où il était conseiller à la sécurité du président Liamine Zéroual.

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