Économie

Face à Amazon et Microsoft, la bataille pour la « data » africaine s’intensifie

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Mis à jour le 19 juillet 2021 à 17:33

Un datacenter coûte entre 5 et 40 millions de dollars selon sa capacité, © PeopleImages/Gettyimages

Galvanisés par la concurrence entre les géants américains, les opérateurs africains de datacenters veulent grandir pour les attirer…ou leur résister.

Une petite révolution a eu lieu en mai 2020 au 17 Waterloo Road, à Samrand, en Afrique du Sud. Dans cette zone économique située à une quarantaine de kilomètres au nord de Johannesburg, Standard Bank, l’une des quatre plus grandes banques du pays a cédé son centre de données à Africa Data Centres (ADC), un opérateur qui, comme son nom l’indique, est spécialisé dans la construction et la gestion de datacenters sur le continent.

Le bâtiment ultra-sécurisé, ceint d’un haut mur de briques rouges surmonté de barbelés et équipé de multiples caméras de surveillance était jusqu’ici dédié exclusivement à l’hébergement des données de Standard Bank.

Respectant déjà les normes internationales les plus poussées du secteur en matière de fiabilité et de sécurité de ses serveurs, il sera transformé en datacenter « neutre », c’est-à-dire ouvert à une clientèle diversifiée, allant des grands noms de la