Économie

Burkina : le cabinet Dalberg mandaté pour préparer l’après-coronavirus

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Mis à jour le 5 juin 2020 à 14:59

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kabore, à Paris en avril 2017. © GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

Ce cabinet américain installé à Dakar a été sollicité par le Tony Blair Institute pour définir une feuille de route post-Covid-19 au Burkina Faso.

Selon nos informations, sept consultants du cabinet américain Dalberg ont été mandatés il y a quelques semaines par le Tony Blair Institute (TBI) en appui à la préparation d’un plan pour sortir de la crise économique due au coronavirus.

La présidence burkinabè s’est attachée les services du TBI, fondé par l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair et actif auprès de quatorze chefs d’État africains.

Le travail de ces consultants, supervisé par la Sénégalaise Madjiguène Sock, directrice du bureau de Dakar, s’effectuera à distance compte tenu de la fermeture des frontières. Un seul de ces experts se trouve actuellement à Ouagadougou.


Mise au point

À la suite de notre article, Auguste Marie Romain Bambara, directeur de la communication de la présidence du Burkina, a publié le 4 juin le démenti suivant :

« C’est avec étonnement que nous avons lu sur le site de Jeune Afrique des informations totalement erronées laissant entendre que le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a confié la préparation de l’après-coronavirus à un cabinet américain (…) La présidence du Faso dément formellement ces allégations, car elle n’a pas commandé des services d’une telle nature auprès du cabinet cité. »

C’est à tort que nous avons écrit que Dalberg a été mandaté par le président Roch Marc Christian Kaboré. Ce cabinet (qui s’est retranché derrière une clause de confidentialité) a en réalité été sollicité, dans le cadre d’une mission ponctuelle, par le Tony Blair Institute (TBI), lequel conseille les autorités burkinabè. La version initiale de cet article a été modifiée en conséquence.