Politique

En RDC, Moïse Katumbi attend son heure : le « plan sur trois ans » de l’opposant

Moise Katumbi, le 28 mai 2019, à l’Hotel Conrad, Bruxelles.

Moise Katumbi, le 28 mai 2019, à l’Hotel Conrad, Bruxelles. © Johanna de Tessières/ Collectif Huma pour JA

Rentré au pays il y a tout juste un an, l’ex-gouverneur du Katanga prend le temps de structurer son nouveau parti et de peaufiner sa stratégie. Avec l’élection de 2023 en ligne de mire ?

Il est à peine midi, mais le thermomètre affiche déjà près de 25 degrés, ce 20 mai 2019, lorsque le Falcon 7X de Moïse Katumbi se pose sur le tarmac de l’aéroport de Lubumbashi. Chemise blanche et chapeau assorti, le « Chairman » s’en extrait tout sourire.

Accueilli par une foule enthousiaste dans son fief de l’ex-Katanga, province dont il fut gouverneur de 2007 à 2015 mais aujourd’hui démantelée, l’homme d’affaires marquait ce jour-là la fin de trois années d’exil et de vaines tractations avec son ancien ami et désormais ennemi, Joseph Kabila. Affaibli par une série de démêlés judiciaires, privé de son passeport, il avait été forcé de renoncer à se présenter à la dernière élection présidentielle et avait dû se résoudre à soutenir le candidat de la coalition Lamuka, Martin Fayulu.

2023 en ligne de mire ?

Alors que ce dernier revendique toujours la victoire au scrutin qui s’est tenu fin 2018, c’est dans la peau d’un « opposant constructif mais exigeant », selon ses propres termes, que Moïse Katumbi rentrait en RDC. Un an après, où en est cet homme auquel beaucoup prêtent la volonté d’être candidat en 2023 ?

Interrogé par Jeune Afrique depuis son village de Kashobwe, où il passe le plus clair de son temps lorsqu’il est en RDC, Moïse Katumbi affirme ne pas vouloir se projeter. « L’opposition doit mettre à profit les années qui nous séparent de la présidentielle pour travailler et bâtir un projet d’alternance, solide et crédible », explique-t-il. Évoquant tour à tour l’insuffisance des moyens dans la lutte contre le Covid-19, la persistance de la corruption, la question du train de vie de l’État ou encore l’insécurité, il ne veut rien dévoiler ou presque de ses ambitions.

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