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Cet article est issu du dossier «Affaire Vital Kamerhe en RDC : un directeur de cabinet face à la justice »

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Justice

Affaire Vital Kamerhe : les avocats de l’État à l’offensive

Vital Kamerhe, chef du parti de l'Union pour la nation congolaise (UNC), assiste à une réunion à Kinshasa, le 28 décembre 2018.

Vital Kamerhe, chef du parti de l'Union pour la nation congolaise (UNC), assiste à une réunion à Kinshasa, le 28 décembre 2018. © REUTERS/Baz Ratner

Partie civile dans le procès de Vital Kamerhe, accusé de détournement de près de 50 millions de dollars de deniers publics, l’État a mandaté des ténors du barreau. Et leurs premières interventions semblent montrer qu’ils n’entendent pas retenir leurs coups face au directeur de cabinet de Félix Tshisekedi.

Ce sont eux qui ont mené les première charges. Lors de l’audience de ce lundi 25 mai, les avocats de l’État congolais n’ont pas retenu leurs coups face à Vital Kamerhe, soupçonné, avec ses coprévenus, du détournement de près de 50 millions de dollars de deniers publics destinés au Programme des cent jours du chef de l’État.

En se constituant partie civile dans ce dossier sans précédent, l’État veut avant tout obtenir une indemnisation du préjudice subi, en cas de déclaration de culpabilité. Pour ce faire, le ministère dirigé par Célestin Tunda ya Kasende, vice-Premier ministre et ministre de la Justice issu des rangs du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de Joseph Kabila, a désigné plusieurs ténors.

Parmi eux, Me Kayudi Misamu, brillant avocat du barreau de Kinshasa/Matete, où il est bâtonnier, ainsi que Me Dieudonné Kaluba Dibwa, avocat près la cour de cassation et du Conseil d’État, qui est également avocat à la Cour pénale internationale (CPI), qui se sont montrés particulièrement offensifs face à celui qui est toujours directeur de cabinet de Félix Tshisekedi.

Premier axe de la stratégie de l’État dans ce dossier : que tous les acteurs de la chaîne de décision de passation des marchés alloués dans le cadre du Programme des cent jours passent à la barre du tribunal. Mais aussi des proches, voire les membres de la famille des prévenus.

« Le détournement est une infraction qui nécessite un assemblage d’actes isolés à examiner pour démontrer le processus criminel. D’où la nécessité d’entendre tous les témoins », a plaidé Dieudonné Kaluba Dibwa. Parmi les personnes dont les avocats  réclament la convocation devant les juges : l’épouse de Vital Kamerhe, Shatur, sa belle-fille, Soraya, ainsi que les enfants de l’homme d’affaires libanais Jammal Samih, actuellement à l’étranger.

En attendant d’obtenir éventuellement gain de cause, les avocats ont concentré leurs interventions sur les deux principaux accusés. Et notamment Vital Kamerhe.

57 millions de dollars de l’État

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