Société

Burkina : Roch Kaboré juge « inacceptable » la mort suspecte de 12 personnes en détention

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 25 mai 2020 à 12h08
Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, à l'issue du Conseil supérieur de la Défense nationale (CSDN), le 23 mai 2020.

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, à l'issue du Conseil supérieur de la Défense nationale (CSDN), le 23 mai 2020. © DR / Présidence du Faso

Le président burkinabè a promis que des « décisions seront prises sans état d’âme » à l’issue de l’enquête en cours sur la mort suspecte de 12 personnes alors qu’elles étaient détenues à la gendarmerie de Tanwalbougou, dans l’Est.

« La mort de ces 12 personnes nous afflige profondément » a déclaré Roch Marc Christian Kaboré, à l’issue d’une session du Conseil supérieur de la Défense nationale, samedi. « Nous avons demandé une enquête judiciaire et une enquête administrative qui sont en cours, dont nous espérons avoir les résultats (et) sur la base desquelles des décisions seront prises sans état d’âme », a ajouté le président burkinabè.

Le 13 mai, le procureur de Fada N’Gourma, Judicael Kadéba, avait annoncé la mort dans la nuit de 12 personnes parmi 25 ayant été arrêtées pour « suspicion de faits de terrorisme », dans leurs cellules de la gendarmerie de Tanwalbougou, et l’ouverture d’une enquête.

Selon des proches et des ONG, ces 12 personnes – toutes de l’ethnie peule – , qui étaient détenues à la gendarmerie de Tanwalbougou pour « suspicion de faits de terrorisme », étaient en fait des civils pris dans une rafle, et ont été exécutées sommairement d’une balle dans la tête.

Stigmatisation et repli identitaire

« La stigmatisation est un mal dont nous devons nous départir. En même temps, un autre mal qui nous guette, c’est le repli identitaire. Ce sont deux questions que nous devons savoir résoudre avec tout le tact et toute l’intelligence nécessaire pour le vivre-ensemble », a insisté le président burkinabè. « Ce n’est que de cette manière que nous travaillerons à rétablir l’équilibre qu’il faut, l’unité et la fraternité qu’il faut entre les Burkinabè et entre les ethnies de notre pays », a-t-il ajouté.

Depuis trois ans, les forces de l’ordre du Burkina Faso, ainsi que des groupes d’autodéfense, ont été plusieurs fois accusées de bavures ou d’exactions, notamment contre des populations peules. Ces dernières, parce que certains de ses membres ont rejoint des groupes jihadistes, sont victimes d’un amalgame prégnant dans la société burkinabè.

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