Politique

Comment le coronavirus bouscule le calendrier de l’OIF

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Louise Mushikiwabo, la secrétaire générale de l’OIF

Louise Mushikiwabo, la secrétaire générale de l’OIF © Lionel BONAVENTURE / AFP)

Le XVIIIe sommet de la Francophonie, qui devait avoir lieu les 12 et 13 décembre 2020 à Tunis, a été reporté à 2021 et déplacé à Djerba.

Louise Mushikiwabo, la secrétaire générale de l’OIF, et Kaïs Saïed, le président tunisien, ont convenu le 19 mai du report du XVIIIe sommet de la Francophonie en 2021, lors d’un entretien téléphonique. Alors que son prédécesseur Béji Caïd Essebsi avait choisi Tunis, Kaïs Saïed, qui est un fervent militant de la décentralisation, a profité de ce changement de calendrier pour faire savoir qu’il préférait que la rencontre ait lieu à Djerba.

Mais, dans ses équipes, certains s’inquiètent déjà des conditions sécuritaires – Djerba est plus proche de la Libye – et de la difficulté de transférer la logistique dans cette ville, qui, en dehors de l’hébergement, n’offre pas d’espace suffisamment grand pour ce type de rencontre.

Par ailleurs, la commission chargée d’organiser le sommet de la Francophonie était à l’arrêt depuis février. Très attaché à l’identité arabe, Kaïs Saïed, qui avait offert à Louise Mushikiwabo une calligraphie arabe lors du passage de celle-ci à Tunis le 29 janvier, n’aurait pas fait preuve de beaucoup d’enthousiasme lors des préparatifs. Ferid Memmich, ancien représentant du président défunt Béji Caïd Essebsi auprès de l’OIF, déplore que « l’actuelle coordination ne mette pas en valeur la solidarité qui est, à travers le territoire d’une même langue, la raison d’être de l’OIF ». « Ce sommet ne doit pas se tenir au rabais », ajoute-t-il.


Les Jeux de la francophonie, qui devaient se tenir en RDC du 23 juillet au 1er août 2021, n’auront eux non plus pas lieu comme cela était prévu. La décision du Comité international olympique (CIO) de reprogrammer les Jeux olympiques de Tokyo en 2021 a bouleversé le calendrier sportif. Cela a poussé le ministre congolais de la Coopération, de l’Intégration régionale et de la Francophonie, Pépin-Guillaume Manjolo, à solliciter un report.

Selon les recommandations du Conseil d’orientation du Comité international des jeux de la francophonie (CJIF), l’événement devrait se tenir en RDC du 19 au 28 août 2022 – une date qui doit être entérinée par le Conseil permanent de la Francophonie le 10 juillet prochain.

Avec une année supplémentaire de préparatifs, ce report pourrait bousculer le cahier des charges conclu à la fin de 2019, qui établit le budget de l’organisation à 48 millions d’euros – 36 millions pour l’investissement et 12 millions pour le fonctionnement. Le budget lié à l’investissement comprend notamment la rénovation du stade Tata-Raphaël et de celui des Martyrs, la construction d’une Arena (où se dérouleront les activités sportives) et la rénovation ou la construction des installations culturelles et du village des athlètes.

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3094_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte