Économie

Libye : Sonatrach va rapatrier ses employés

Sonatrach va rapatrier ses employés en Libye pour des raisons de sécurité, rapporte l’AFP citant une source ministérielle algérienne sous couvert de l’anonymat.

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Mis à jour le 20 mai 2014 à 16:21

Sonatrach exploite deux blocs pétroliers en Libye, près de la frontière avec l’Algérie. DR

Le groupe pétrolier algérien Sonatrach a décidé de rapatrier ses employés de Libye pour des raisons de sécurité, a annoncé mardi à l’AFP une source ministérielle algérienne sous couvert de l’anonymat. Il s’agirait, selon la même source, d’une mesure préventive qui ne découle d’aucune menace. Le géant algérien compte une cinquantaine d’employés dans le pays, principalement des ingénieurs.

Citadelle

Le vendredi 16 mai, le ministère des Affaires étrangères avait annoncé dans un communiqué la fermeture par l’Algérie de son ambassade et son consulat général à Tripoli en raison d’une menace réelle et imminente visant ses diplomates. « Les ressortissants algériens ne sont pas ciblés de manière systématique et en tant que tels », a souligné à la radio le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra. « Malheureusement, il y a le phénomène terroriste qui prend une ampleur sans précédent dans ce pays frère, et comme l’Algérie est incontestablement la citadelle de la lutte contre le terrorisme dans la région elle est la cible privilégiée par les groupes terroristes, a ajouté le ministre »

De nombreux enlèvements et attaques visant les représentations diplomatiques ont eu lieu en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011. En juillet 2012, le groupe Sonatrach avait annoncé la reprise de ses activité d’exploration en Libye dans la région frontalière de Zenten qui dispose de réserves avoisinant les 45 millions de barils.

Conditions

En février 2012, Abdelhamid Zerguine, PDG de Sonatrach, avait assuré que les intérêts du groupe Sonatrach en Libye, où il avait fait deux découvertes de pétrole, n’étaient pas menacés. Il avait précisé que ses activités reprendraient une fois réunies les conditions nécessaires. Sonatrach avait annoncé en mai 2010 avoir réalisé, en partenariat avec la compagnie libyenne NOC (National Oil Corporation) une deuxième découverte de pétrole dans le bassin de Ghadamès, près des frontières algéro-libyennes.