Justice

Rwanda : comment l’étau s’est resserré autour de Félicien Kabuga

Le dossier sur Félicien Kabuga, entre les mains d’un enquêteur de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH), à Paris, le 19 mai 2020.

Le dossier sur Félicien Kabuga, entre les mains d’un enquêteur de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH), à Paris, le 19 mai 2020. © REUTERS/Benoit Tessier

Pendant 23 ans, Félicien Kabuga avait réussi à échapper aux polices du monde entier. Le 16 mai, celui qui est soupçonné d’avoir été « l’argentier » du génocide contre les Tutsi a été arrêté près de Paris. Retour sur les derniers mois de traque du plus recherché des fugitifs rwandais.  

C’est à La Haye, à près de 10 000 kilomètres du Rwanda, que la traque de Félicien Kabuga a trouvé un second souffle, près de 26 ans après que ce dernier a quitté son pays. La relance de ce dossier emblématique s’est faite en juillet 2019, lors d’une réunion tenue sous l’égide du « Mécanisme », la structure qui assure les fonctions résiduelles du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), lui-même chargé de juger les principaux instigateurs des massacres commis contre les Tutsi au printemps 1994.

Félicien Kabuga est alors l’un des trois principaux fugitifs rwandais accusés par la justice internationale d’avoir joué un rôle majeur dans le génocide. Homme d’affaires prospère, proche du régime hutu avant et pendant le génocide, il a fondé et financé la Radio-Télévision libre des Mille Collines (RTLM), qui propagera messages de haines et appels à l’extermination des Tutsi. Il est également soupçonné d’avoir importé plusieurs centaines de tonnes de machettes, l’arme qui fut au cœur de la machine meurtrière, et d’avoir assuré le transports de miliciens Interahamwe vers les lieux des massacres.

Lors de cette réunion, le procureur du Mécanisme, le magistrat belge Serge Brammertz, décide d’associer aux gendarmes de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH) leurs homologues britanniques et belges afin de venir renforcer la « Tracking Unit » qui œuvre à la traque des grands génocidaires depuis la création du TPIR. Avec un objectif : remettre sur le haut de la pile des priorités le dossier du « financier du génocide », qui nargue la justice internationale depuis 1997.

Abonné(e) au magazine papier ? Activez gratuitement votre compte Jeune Afrique Digital pour accéder aux contenus réservés aux abonnés.

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

puis 7,99€/mois, sans engagement

(payez en une fois et profitez de 2 mois offerts !)

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + votre numéro spécial Jeune Afrique en version numérique
  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première (accès 24h avant la publication)
  • + de formats (site web, 2 applis, 1 magazine digital, 2 newsletters)

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte