Politique

Côte d’Ivoire : Guillaume Soro et le fantôme d’IB

L'ancien chef rebelle Ibrahim Coulibaly, en avril 2011.

L'ancien chef rebelle Ibrahim Coulibaly, en avril 2011. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Neuf ans après les faits, le mystère demeure autour de la mort d’Ibrahim Coulibaly, dit IB. Début mai, une plainte a été déposée à Paris contre Guillaume Soro et contre X. Retour sur le parcours tourmenté et émaillé de secrets de l’ancien chef rebelle.

Parfois, l’histoire vous revient à la figure tel un boomerang. On croyait Ibrahim Coulibaly et ses secrets définitivement enterrés. Les voici pourtant qui refont surface à la faveur d’une plainte déposée, le 7 mai à Paris, contre Guillaume Soro et contre X par cinq personnes de nationalité ivoirienne et une de nationalité française pour « torture, assassinat et crimes de guerre ».

Soutenus par une association de droit français baptisée « Les victimes de Guillaume Soro » (VGS), les plaignants accusent l’ancien chef de la rébellion des Forces nouvelles (FN), candidat à la prochaine élection présidentielle, d’être responsable de la mort d’Ibrahim Coulibaly, dit « IB », et de quatre autres personnes entre 2004 et 2011. Parmi les parties civiles : une fille et une sœur de la victime.

Ibrahim Coulibaly est décédé à l’âge de 47 ans le 27 avril 2011. C’était un homme imposant, au charisme incontesté, mais considéré par ses détracteurs comme un chef mégalo et incontrôlable, aux douteux talents de stratège. Ses proches ajoutent qu’il pouvait être trop naïf et qu’il s’est souvent fait avoir.

Depuis 1999, l’ancien garde de la famille d’Alassane Ouattara a été impliqué dans toutes les tentatives de déstabilisation qui ont secoué la Côte d’Ivoire. Impliqué dans les coups d’État de décembre 1999 et septembre 2002, il fut accusé d’en ourdir de nouveaux en 2003 puis en décembre 2007.

Dernier acte de la crise

Sa mort sonna comme le dernier acte de la crise postélectorale, une tragédie qui coûta la vie à au moins 3 000 Ivoiriens. Ce jour-là, c’était un mercredi, le ciel d’Abidjan était chargé, et il régnait une sale ambiance de règlements de comptes. Laurent Gbagbo avait été capturé deux semaines auparavant, mais la guerre était prête pour un dernier rappel.

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