Agroalimentaire

Pourquoi OCP ne panique pas après la dégradation de sa note par Fitch

Installations d'OCP à Jorf Lasfar.

Installations d'OCP à Jorf Lasfar. © Abdeljalil Bounhar/NBC/AP/SIPA

En dépit d’un rating en recul de la part de l’agence américaine, le géant marocain des phosphates, qui maintient ses activités malgré le coronavirus, met en avant la résilience de son modèle et des perspectives de marché sur la pente ascendante.

Pour un groupe, c’est une nouvelle qui ne fait jamais plaisir. Mais OCP en prend acte en gardant la tête froide. La semaine dernière, l’agence de notation Fitch, après avoir changé la perspective de stable à négative de la note souveraine du Maroc, a dégradé la note de crédit long terme du géant des phosphates de BBB- (dernier échelon des notes dites d’investissement) avec perspectives stables à BB + (notes « spéculatives ») avec une perspective négative.

Si ce changement envoie un signal négatif aux investisseurs concernant le risque associé au groupe, ce dernier entend faire la preuve de la solidité de son modèle de développement, y compris dans le contexte de coronavirus.

Soulignés par l’agence, les points forts d’OCP – à savoir son intégration verticale, sa compétitivité-coût, sa position dominante sur certains marchés et ses considérables réserves de minerai – n’ont pas suffi à maintenir la note du groupe. Dans son évaluation, Fitch met en avant plusieurs facteurs pour expliquer sa décision.

Prix bas du phosphate

Certes, la perspective désormais négative de la note du Maroc, l’État étant actionnaire à 94 % d’OCP, a joué. Mais ce sont surtout les indicateurs financiers du géant des phosphates et les perspectives moroses du marché des engrais qui ont été déterminants. « Les performances 2019 du groupe se situent en-deçà de nos prévisions avec notamment une profitabilité moindre qu’escomptée et un niveau d’investissement plus élevé qu’attendu », explique à Jeune Afrique Guillaume Daguerre, directeur au sein de l’équipe ressources naturelles et matières premières de Fitch.

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