Économie

L’AFD annonce une année 2013 record en Afrique subsaharienne

Anne Paugam, directrice générale de l’Agence française de développement (AFD), a présenté ce lundi 26 mai, à Paris, le bilan de l’institution pour l’année 2013. Durant cet exercice, l’Afrique a représenté 37% des engagements de l’agence à travers le monde.

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Mis à jour le 26 mai 2014 à 17:23

Anne Paugam est la première femme à diriger l’Agence Française de Développement. © Bruno Delessard/Challenges

Un an après sa nomination au poste de directrice générale de l’Agence française développement (AFD), Anne Paugam a présenté ce lundi 26 mai, à Paris, le bilan de l’exercice 2013 de l’institution. Les chiffres communiqués par celle qui a succédé à Dov Zerah en juin dernier, confirment d’une part une progression constante des engagements de l’agence dans ses différentes régions d’intervention et, d’autre part, la priorité donnée à l’Afrique subsaharienne depuis quelques années. En 2013, le total des engagements de l’AFD à travers le monde a augmenté de 8% par rapport à 2012 pour atteindre 7,8 milliards d’euros.

Activités en Afrique

L’Afrique subsaharienne a représenté 37% de ce montant, soit 2,8 milliards d’euros (contre 2 milliards en 2012). À noter aussi que les sommes investies l’année dernière au Sud du Sahara par l’AFD correspondent à près de 81% des ressources provenant du budget de l’Etat.

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« C’est un pourcentage qui montre la place qu’occupe l’Afrique dans les priorités du gouvernement français », a indiqué Anne Paugam.

Elle a également noté que parmi les secteurs prioritaires d’intervention de l’AFD sur le continent en 2013 figurent : « le développement urbain, la préservation des ressources naturelles ou encore le développement rural”. Ce que confirme la répartition sectorielle des financements de l’agence.

Répartition 

L’année dernière, 44% du volume total des financements de l’AFD étaient ainsi destinés aux infrastructures tandis que le secteur productif (micro-crédit, soutient aux PME et au secteur bancaire) a absorbé 21% de ces montants.

Si les prêts souverains (aux États) restent l’instrument le plus utilisé (37% du montant total des engagements), Anne Paugam a annoncé qu’elle compte développer les prêts non-souverains (accordés aux entreprises publiques) qui représentaient l’année dernière 28,5% des engagements de l’AFD ainsi que les garanties et les participations (2,5%) notamment via Proparco la filiale de l’AFD qui s’occupe du secteur privé.