Pétrole & Gaz

Total renonce aux ressources ghanéennes de Jubilee et de Ten

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Plateforme s'exploitation partolière et gzaière offshore (photo d'illustration

Plateforme s'exploitation partolière et gzaière offshore (photo d'illustration © Toshikazu Sato/AP/SIPA

Le pétrolier français a annoncé le 18 mai renoncer à acquérir des actifs du groupe américain Occidental Petroleum – et donc d’Anadarko – au Ghana.

« Total a décidé de ne pas poursuivre la réalisation de l’acquisition des actifs d’Occidental au Ghana », a annoncé la multinationale le 18 mai, via un communiqué de presse.

En août 2019, Total et Occidental avaient signé un Purchase and Sale Agreement (SPA) à 8,8 milliards de dollars en vue de l’acquisition des actifs africains d’Anadarko. En vertu de ce contrat, les deux firmes ont déjà finalisé la vente d’actifs d’Occidental au Mozambique et en Afrique du Sud. Restait encore deux pays, l’Algérie et le Ghana.

Reculs successifs en Algérie et au Ghana

Le gouvernement algérien, qui a mis en avant l’intérêt national, s’est opposé dès décembre 2019 à la cession des actifs d’Anadarko à Total, le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, jugeant la vente « incompatible avec la législation algérienne ». Une opposition dont Occidental a pris acte, informant Total qu’il ne serait pas en mesure de lui céder ses intérêts dans le pays.

Or, précise le groupe français, le SPA entre les deux sociétés « prévoyait que la cession des actifs du Ghana soit conditionnée à la réalisation de la cession des actifs algériens ». Le recul algérien annule donc de fait la cession ghanéenne. Un recul que le groupe relativise en soulignant « l’environnement extraordinaire auquel le groupe fait face », le « caractère non-opéré des intérêts d’Occidental au Ghana », ainsi que la nécessité « de préserver les marges de manœuvre financières du groupe ».

43 kb/j de pétrole et de gaz

« Cette décision (…) conforte l’effort du Groupe dans la maîtrise de ses investissements nets cette année et permet de conserver des flexibilités financières pour faire face aux incertitudes mais aussi aux opportunités créées par l’environnement actuel », assure ainsi le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, cité par le communiqué.

Ce faisant, Total passe à côté des deux champs pétroliers majeurs du pays : le géant « Jubilee », découvert par Tullow Oil en 2007 et dans lequel Anadarko avait une participation de 27 %, et celui de TEN (participation de 19 %). « En 2018, la production de ces champs a été de 143 kb/j de pétrole et de gaz », indiquait Total dans un communiqué, le 18 mai 2019.

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