Économie

Transferts de fonds : dangereuse chute pour les ménages et… les banquiers

Les transferts de fonds de la diaspora sont supérieurs, dans plusieurs pays africains, à l'aide publique internationale.

Les transferts de fonds de la diaspora sont supérieurs, dans plusieurs pays africains, à l'aide publique internationale. © Jan Brašna/ Licence CC

Le brusque recul des envois de fonds des migrants africains menace les familles et la stabilité macroéconomique.

Les polémiques sur les dettes africaines ont-elles éclipsé un péril plus important : la baisse des transferts de fonds des migrants ? Dans une interview accordée récemment à la presse française, le président sénégalais Macky Sall, ardent partisan de l’annulation des créances des États africains, avait rappelé l’importance de l’argent envoyé par la diaspora. « Si je prends l’exemple du Sénégal, qu’on peut extrapoler à d’autres pays, les envois de fonds par la diaspora représentent plus de trois fois le montant de l’aide internationale », avait-il rappelé.

Dans quinze pays africains – dont le Sénégal – les transferts de la diaspora représentent 5% du PIB, ou plus. Ils atteignaient 10,5 % du PIB en 2018 au pays de la Teranga, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), devant le Maroc (5,6%) ou le Nigeria (5,3%).

L’Égypte et le Nigeria  reçoivent à eux-seuls 60% des fonds transférés vers l’Afrique par la diaspora. Ces fonds représentent 3,7% du PIB du continent. Outre le fait que cette somme est en constante augmentation depuis des années, elle demeure à la fois plus importante et plus stable que celle constituée par l’aide extérieure (2,4%) et les investissements directs étrangers (2%).

Des envois dangereusement menacés par la crise que connaissent aujourd’hui les pays du Nord. Confrontée à une diminution de ses revenus, voire à des pertes d’emploi, et contrainte en plus par les fermetures de bureaux de transferts, la diaspora a été amenée à diminuer, voire stopper l’envoi de fonds vers les pays d’origine.

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