Energie

Engie pourrait se retirer d’une douzaine de pays africains

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Mis à jour le 15 mai 2020 à 21h09
À Tarfaya, 131 turbines de 80 mètres de hauteur alimentent la centrale.

À Tarfaya, 131 turbines de 80 mètres de hauteur alimentent la centrale. © Engie

D’ici à 2021, l’énergéticien prévoit de réduire son activité dans 25 pays, selon un plan global de cessions d’actifs d’un montant de 4 milliards d’euros.

Après la présentation des résultats du premier trimestre 2020 du groupe énergétique français Engie, des détails sur son plan de cessions d’actifs pour un montant de 4 milliards d’euros sur la période 2020-2022, dévoilé fin février, ont été révélés. Un plan global, qui touche désormais 25 pays dans le monde d’ici à 2021, a indiqué l’énergéticien le 12 mai.

Engie envisagerait dans ce cadre de sortir « d’une douzaine de pays d’Afrique ». L’Europe et l’Asie étant les autres régions les plus concernées par le recentrage d’Engie, a appris Reuters de sources proches du dossier et de syndicats. Pour rappel, le groupe présidé par Jean-Pierre Clamadieu était encore présent dans 70 pays dans le monde à fin 2019, employant environ 171 000 personnes, dont 77 150 en France.

Interrogée, la direction d’Engie Africa n’a pas souhaité commenter le détail des pays concernés. « Conformément à ce qui avait été indiqué au moment de la présentation des résultats annuels, le groupe a confirmé le 12 mai sa volonté de se concentrer sur les zones géographiques et des activités pour lesquels le groupe peut avoir une forte valeur ajoutée et au service de la transition vers la neutralité carbone », indique une porte-parole d’Engie dans un email en réponse à nos sollicitations.

Maroc, Sénégal, Tunisie, Égypte…

Les cessions d’actifs envisagées représenteraient un chiffre d’affaires compris entre 1,2 et 1,8 milliard d’euros, soit 2 % à 3 % des ventes d’Engie, note pour sa part le quotidien Les Échos. Précisant que le groupe « compte finaliser cette première étape d’ici l’an prochain, mais le calendrier est susceptible d’être décalé en raison de la crise du Covid-19 qui compromet de nombreuses opérations financières. »

De son côté, Engie Africa n’a pas commenté la part dévolue aux filiales africaines.

Sur le continent, le groupe énergétique français a multiplié les projets ces derniers temps. Bien implanté au Maroc, notamment avec les projets de parc éolien à Tarfaya et de centrale à charbon à Safi. En avril 2019, Engie associé au capital-investisseur Meridiam, a remporté deux projets solaires photovoltaïques au Sénégal, à Kahone et à Touba-Kaël, d’une puissance installée totale de 60 MW.

Quelques mois plus tard, Engie a remporté la construction d’une centrale solaire photovoltaïque d’une capacité installée de 30 MW à Djibouti (Grand Bara). En Égypte, Engie (35 %), Toyota Tsusho (40 %) et Orascom (25 %) ont signé un accord pour le développement d’une centrale de 500 MW dans le golfe de Suez baptisée Ras Ghareb 2. Un projet dont l’investissement total dépasse les 400 millions d’euros.

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