Politique

Le Burundi ordonne l’expulsion du représentant de l’OMS

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 14 mai 2020 à 14h18
Dans le quartier de Kamenge, à Bujumbura, en janvier 2020 (illustration).

Dans le quartier de Kamenge, à Bujumbura, en janvier 2020 (illustration). © REUTERS/Evrard Ngendakumana

Le représentant de l’OMS au Burundi et trois autres experts sont désormais persona non grata au Burundi, a annoncé le gouvernement.

Une note du 12 mai émanant du ministère burundais des Affaires étrangères déclare que le Dr Walter Kazadi Mulombo, représentant de l’OMS, et trois autres experts, sont « persona non grata » au Burundi. Ils ont jusqu’à ce vendredi 15 mai, au plus tard, pour quitter le pays, selon le document.

Outre le Dr Walter Kazadi Mulombo, représentant de l’OMS au Burundi, sont également visés deux employés de l’OMS, le Dr Jean-Pierre Mulunda Nkata, coordinateur de la riposte contre le Covid-19 au Burundi et le Dr Ruhana Mirindi Bisimwa, chargé du programme contre les maladies transmissibles, et d’un consultant, le Pr Daniel Tarzy, un expert en biologie moléculaire.

« C’est toute l’équipe de l’OMS chargée d’appuyer le Burundi dans sa riposte contre le Covid-19 (…) Ils sont expulsés alors que le ministre de la Santé a exclu totalement l’OMS de celle-ci en l’accusant d’ingérence inacceptable dans sa gestion du coronavirus», a déclaré un responsable burundais anonymement.

Une situation sous tension à quelques jours des élections

Il y a un mois, le ministère burundais des Affaires étrangères avait déjà engagé la même procédure contre les quatre fonctionnaires. Mais il avait suspendu cette décision après des échanges entre le chef de l’État Pierre Nkurunziza et le directeur général de l’OMS, selon des sources diplomatiques et administratives.

Ces expulsions ont lieu quelques jours avant les élections présidentielle et législatives du 20 mai.  Alors que le gouvernement burundais est accusé par des médecins et l’opposition de cacher des cas de Covid-19. Le pays n’a pour l’heure officiellement recensé que 27 cas positifs, dont un décès.

Le pays a fermé son principal aéroport aux vols internationaux. Néanmoins depuis le début de la campagne, les réunions politiques ont lieu normalement et attirent des milliers de personnes, sans que de réelles mesures sanitaires soient mises en place contrairement à la plupart des autres pays de la région.

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