Transport aérien

Dernière lueur d’espoir pour South African Airways

| Par
Un appareil de South African Airways à l'aéroport de Durban (photo d'illustration).

Un appareil de South African Airways à l'aéroport de Durban (photo d'illustration). © MeRyan, CC, Wikimedia Commons

Le ministre sud-africain des Entreprises publiques, Pravin Gordhan, ne se résigne pas à enterrer la compagnie nationale, dont il estime qu’une partie des emplois peut encore être sauvée.

Alors que l’équipe de sauvetage engagée pour restructurer la compagnie nationale sud-africaine, South African Airways, a annoncé le 8 mai l’arrêt des opérations du transporteur, le ministre des Entreprises publiques, Pravin Gordhan, compte encore sur une restructuration qui permettrait la conservation d’une partie des emplois.

Le 6 mai, il expliquait ainsi aux députés être à la recherche de « conseils juridiques » pour faire émerger une nouvelle compagnie aérienne restructurée qui serait viable et compétitive, déplorant l’utilisation « sans résultat probant » par l’équipe de sauvetage des 5,5 milliards de rands (276 millions d’euros) débloqués par le gouvernement.

Le ministre sud-africain – qui espère notamment l’arrivée d’un partenaire privé au capital de la compagnie, réduisant ainsi sa dépendance à l’égard du Trésor sud-africain – juge que la proposition de l’équipe de sauvetage d’enterrer la compagnie et de liquider les actifs n’est pas conforme « à l’intérêt national ».

Le ministre – représentant du gouvernement sud-africain, unique actionnaire au capital de SAA – leur a en conséquence écrit plusieurs lettres ordonnant l’arrêt de la vente des actifs et de la liquidation de SAA, et a annoncé aux  législateurs qu’il cherchait des conseils juridiques sur un « processus de transition alternatif ».

Licenciements contestés

Le 7 mai, les syndicats ont de leur côté engagé une procédure d’urgence devant le tribunal du travail de Johannesburg, contestant les licenciements imminents de tout le personnel de SAA. Les syndicats – le National Union of Metalworkers of South Africa et la South African Cabin Crew Association – invoquent l’absence d’un plan de sauvetage des entreprises, estimant que cela contrevient aux dispositions de l’article 189 de la législation sud-africaine du travail.

« Depuis le moment où les [praticiens du sauvetage commercial] ont pris les commandes de SAA, ils n’ont jamais agi dans l’intérêt des salariés. Il était clair dès le départ que leur programme était le retrait massif des travailleurs », ont déclaré les syndicats dans un communiqué conjoint. Une source représentant l’équipe de sauvetage précise à Jeune Afrique avoir échangé « de manière significative » avec les sept syndicats représentés au sein de la compagnie aérienne.

Dans un document d’accord de licenciement envoyé au personnel de SAA il y a près de trois semaines, les praticiens du sauvetage commercial écrivaient que « l’unique actionnaire de l’entreprise a confirmé sans équivoque qu’il ne fournirait plus de financement (…) pour aider au sauvetage commercial de l’entreprise ».

Aux difficultés déjà conséquentes de la compagnie s’est ajoutée la crise liée au coronavirus, qui a cloué au sol ses appareils et précipité sa chute.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3093_600b devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte