Justice
Vital Kamerhe au Palais de la Nation, à Kinshasa, le 18 février 2020.

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Affaire Vital Kamerhe en RDC : un directeur de cabinet face à la justice 

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Politique

Affaire Kamerhe : Kolongele nommé directeur de cabinet intérimaire de Tshisekedi

Mis à jour le 13 mai 2020 à 18:33

Le président Félix Tshisekedi, lors d’une réunion de crise sur la cornavirus, le 28 mars 2020, à la présidence. © Présidence RDC

Désiré Cashmir Eberande Kolongele a été nommé directeur de cabinet intérimaire de Félix Tshisekedi en raison de « l’empêchement circonstanciel » de Vital Kamerhe, dont le maintien en détention provisoire a été prononcé mardi.

Il était jusqu’à présent l’un des adjoints de Vital Kamerhe, dont le procès pour détournements de deniers publics a commencé lundi à Kinshasa et à l’encontre duquel les juges ont prononcé le maintien en détention provisoire. Désiré Cashmir Kolongele Eberande assurera désormais les fonctions de directeur de cabinet intérimaire du chef de l’État congolais, compte tenu de l’« empêchement circonstanciel » de Vital Kamerhe à exercer ses fonctions.  

La décision présidentielle a été annoncée par voie de communiqué, lu mardi soir à la RTNC, la télévision nationale, par Kasongo Mwema, le porte-parole du chef de l’État.

Un proche de Kabund-a-Kabund

Désiré Cashmir Kolongele, était jusque-là directeur de cabinet adjoint du chef de l’État chargé des questions juridiques, politiques et administratives. Professeur à l’Université de Kinshasa, avocat au Barreau de Kinshasa/Gombe, c’est un très proche de Jean Marc Kabund-a-Kabund, le président intérimaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Docteur en droit de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Désiré Cashmir Kolongele est spécialisé dans le droit des affaires, notamment celui qui prévaut au sein de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). Il dirige également le Centre d’expertise juridique et d’actualité du droit des affaires en RDC (CEJADA).

Vital Kamerhe, qui n’a pas démissionné de sa fonction et n’a pas été formellement révoqué par la présidence, a comparu lundi pour la première audience de son procès, qui a été renvoyé au 25 mai « pour la poursuite de l’instruction ».

Accusé par le parquet d’avoir détourné près de 50 millions de dollars destinés au financement du programme des cent jours, Kamerhe – qui est poursuivi aux cotés de deux co-accusés – n’a eu de cesse de clamer son innocence depuis son incarcération, le 8 avril dernier. 

La demande de remise en liberté que ses avocats ont formulée lors de l’audience de lundi a été rejetée par les juges, qui ont prononcé mardi son maintien en détention préventive.