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Cet article est issu du dossier «Finance - Quatre mois qui ont ébranlé la BAD»

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Banque de développement

BAD : Akinwumi Adesina blanchi par le comité d’éthique

Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, en octobre 2018 à Berlin.

Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, en octobre 2018 à Berlin. © Photo by Inga Kjer/Photothek via Getty Images

Chargé d’enquêter sur les accusations portées par un groupe de salariés de la Banque africaine de développement (BAD) à l’encontre de son président, le comité d’éthique du conseil d’administration de cette institution a rendu son rapport.

Selon nos informations, ce rapport a été transmis aux gouverneurs de la BAD le 5 mai par Kaba Nialé, la ministre ivoirienne du Plan et du Développement. Il disculpe Akinwumi Adesina de toutes les accusations portées contre lui.

Kaba Nialé est la présidente du bureau des gouverneurs, lesquels doivent désormais décider s’ils choisissent de clore l’affaire ou de procéder à une nouvelle enquête. Dans une lettre accompagnant le rapport, que Jeune Afrique a pu consulter, elle propose “d’adopter les conclusions de l’enquête en déclarant que le président est entièrement exonéré de toutes les allégations formulées à son encontre”.

Fortes pressions

Le comité d’éthique de la BAD est dirigé par Takuji Yano, l’administrateur du Japon au sein de l’institution. Depuis plusieurs semaines, il était soumis à de fortes pressions. De leur côté, dans leur plainte remise début avril aux gouverneurs, les lanceurs d’alerte avaient émis de sérieux doutes sur ses capacités à mener une enquête indépendante.

“Le 3 mars, six semaines après notre plainte initiale, nous sommes arrivés à la conclusion que le comité d’éthique n’était pas en mesure ou ne voulait pas procéder à l’examen préliminaire de la plainte et que nous n’aurions pas dû lui faire confiance. Le comité n’a pas pu nous rassurer de quelconque progrès, au contraire, des tentatives ont été faites pour découvrir nos identités”, écrivaient-ils.

Selon le quotidien français Le Monde, Takuji Yano aurait reçu deux lettres très offensives de l’avocat d’Adesina, Elie Whitney Debevoise. Dans ces courriers datés du 10 février et du 10 mars, ce dernier reproche au président du comité d’éthique d’avoir violé les règles de la banque en transmettant la note des lanceurs d’alerte au conseil d’administration avant même d’avoir « consulté le département du conseil juridique ».

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