Musique

Algérie : le chanteur kabyle Idir sera inhumé en France

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Le chanteur Idir

Le chanteur Idir © © Patrick Swirc

La dernière demeure d’Idir, en France ou en Algérie, fait débat parmi les proches et le public de l’artiste. Certains membres de sa famille ont sollicité les autorités algériennes. 

L’inhumation du chanteur kabyle Idir, disparu le 2 mai à l’hôpital Bichat de Paris à l’âge de 70 ans, suite à une fibrose pulmonaire, aura lieu dans un cimetière de la région parisienne.

Selon nos informations, plusieurs de ses proches se sont rapprochés du ministère algérien des Affaires étrangères pour s’enquérir de la volonté des autorités d’organiser son rapatriement dans son pays natal – comme ce fut le cas pour l’acteur Roger Hanin, dont la dépouille fut transportée par un avion spécial en 2015.

Mais Sabri Boukadoum, le chef de la diplomatie, leur a fait savoir que le premier cercle familial du défunt, qui est en contact avec l’ambassadeur d’Algérie en France, Salah Lebdioui, a décidé qu’il reposerait dans un cimetière parisien.

Ses deux enfants souhaitent que leur père repose en France,  où Idir s’était installé depuis quarante ans

Selon l’un de ses musiciens, qui l’a longtemps accompagné, ses deux enfants, Yanis et Tanina, souhaitent en effet que leur père repose en France, où eux-mêmes sont nés et où Idir s’était installé depuis quarante ans.

Pas de testament

Contrairement à ce qui a été rapporté sur les réseaux sociaux, l’artiste, qui vivait sous assistance respiratoire, n’avait pas rédigé de testament. Selon des intimes qui lui ont rendu visite à son domicile de Vauréal, près de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), il était serein, souvent taquin, réconfortant avec ses amis et d’une discrétion absolue sur ses dernières volontés.

Depuis l’annonce de son décès, de nombreux admirateurs avaient émis le voeu que sa dépouille soit rapatriée pour être enterrée dans son village de Aït Lahcène, en Kabylie, où reposent ses deux parents ainsi que son frère aîné. Certains étaient même disposés à prendre en charge tous les frais liés à l’affrètement d’un avion. Une pétition avait également circulé sur les réseaux sociaux pour demander qu’Idir, de son vrai nom Hamid Cheriet, repose sur ces terres kabyles qu’il n’a eu de cesse de chanter.

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