Politique

Centrafrique : sur qui François Bozizé s’appuie-t-il pour rester dans la course à la présidence ?

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 07 mai 2020 à 13h35
François Bozizé, l'ex-président centrafricain.

François Bozizé, l'ex-président centrafricain. © Vincent Fournier/JA

L’ex-chef de l’État, de retour à Bangui depuis décembre 2019, s’appuie sur une poignée de fidèles pour conserver ses chances de reconquérir la magistrature suprême.

François Bozizé n’a pas fait acte de candidature officielle à la prochaine présidentielle, prévue en Centrafrique en décembre 2020, mais il affirme que rien ne l’en empêcherait si son parti décidait de l’investir. Voici ceux sur qui il compte.

Jean-Francis Bozizé

Jean-Francis Bozizé, en 2015 à Paris.

Jean-Francis Bozizé, en 2015 à Paris. © Vincent Fournier/JA

Ce fils de l’ancien président, formé à l’Académie militaire de Pékin et à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) de Paris, est membre du bureau politique du Kwa Na Kwa (KNK), le parti fondé par son père, désormais dans l’opposition.

Cet ancien ministre délégué à la Défense de 50 ans – il a officié de 2008 à 2013, notamment sous la primature de Faustin Archange Touadéra – conseille l’ancien chef de l’État dans ses choix politiques.

Jean-Louis Opalagna

Secrétaire national du KNK, il est aussi l’avocat de François et de Jean-Francis Bozizé (lequel a eu maille à partir avec la justice plusieurs fois ces dernières années).

Ministre de la Fonction publique sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra, le juriste avait été remplacé à ce poste en mars 2019 par Bertin Béa (lire ci-dessous).

Bertin Béa

Bertin Bea, le secrétaire général du Kwa Na Kwa, le 19 juin 2017 à Rome.

Bertin Bea, le secrétaire général du Kwa Na Kwa, le 19 juin 2017 à Rome. © FILIPPO MONTEFORTE / AFP

Secrétaire général du KNK, il est responsable des relations avec les autres partis, notamment au sein de la coalition de l’opposition qu’a rejointe François Bozizé.

Béa avait été désigné ministre de la Fonction publique en mars 2019, après la signature des accords de paix de Khartoum. Mais, sous la pression de Bozizé, qui souhaitait ancrer le KNK dans l’opposition, Béa avait démissionné vingt-quatre heures après sa nomination.

Christian Guénébem-Dédizoum

Christian Guenebem, le 11 février 2020, à Bangui.

Christian Guenebem, le 11 février 2020, à Bangui. © Camille LAFFONT / AFP

Porte-parole et secrétaire général adjoint du KNK, il gère aujourd’hui la communication de François Bozizé.

Il a été à la tête de la jeunesse du parti de l’ancien président, qu’il a représentée au Conseil national de la jeunesse aux alentours de 2010, alors que Bozizé était encore chef de l’État.

Steve Yambété

Aujourd’hui responsable de la sécurité de François Bozizé, il était déjà membre de sa garde rapprochée lorsque ce dernier occupait encore le palais présidentiel.

Avant la chute du dirigeant, ce lieutenant avait également dirigé le Comité d’organisation des actions citoyennes (COAC), un groupe pro-Bozizé qui avait fait l’objet d’une enquête conduite par le parquet de Bangui pour des soupçons de violations des droits de l’homme.

De 2013 à 2018, il a été détenu à Yaoundé, au Cameroun, après avoir été suspecté d’avoir participé à un braquage de banque à la frontière camerouno-centrafricaine.

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