Justice

L’avocat de Blé Goudé s’oppose aux conseils de Gbagbo sur le report du procès en appel à la CPI

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 03 mai 2020 à 15h51
Emmanuel Altit, l’avocat de Laurent Gbagbo, et Fatou Bensouda, la procurer de la CPI, lors d’une audience à La Haye, le 28 janvier 2016.

Emmanuel Altit, l’avocat de Laurent Gbagbo, et Fatou Bensouda, la procurer de la CPI, lors d’une audience à La Haye, le 28 janvier 2016. © Peter Dejong / POOL / AFP

La défense de Charles Blé Goudé est vent debout contre Fatou Bensouda et Emmanuel Altit, l’avocat de Laurent Gbagbo. Alors que la suite du procès en appel des deux hommes devait avoir lieu devant la CPI le 11 mai, cette audience devrait en principe être reportée sine die.

Me Geert-Jan Alexander Knoops, l’avocat principal de Charles Blé Goudé, ne décolère pas contre son confrère Emmanuel Altit, lui-même conseil principal de Laurent Gbagbo, dans la procédure d’appel lancée en décembre 2019 devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, aux Pays-Bas.

La procureure Fatou Bensouda avait demandé aux juges d’annuler l’acquittement prononcé en janvier 2019 en faveur de l’ancien président ivoirien ainsi que de son coaccusé.

Décision unilatérale ?

Knoops reproche à Altit de s’être rangé sur la position de cette dernière, qui a sollicité un report des audiences de plaidoiries prévues du 11 au 13 mai, en raison de l’épidémie de Coronavirus. Bensouda a même suggéré à la CPI de programmer le procès à la date « qui lui plaira ». Le conseil de l’ex-ministre ivoirien de la Jeunesse estime que le défenseur de Gbagbo a pris cette décision unilatéralement, sans les consulter.

Blé Goudé a confié qu’il veut en finir avec la procédure pour « rentrer chez lui »

Blé Goudé a lui-même sollicité ses conseils afin qu’ils s’opposent à ce report. Knoops et son confrère Simplice Zokou Séri envisagent donc de demander à la CPI que chaque partie dépose ses écrits et qu’une nouvelle audience se tienne dès que possible.

À l’un d’entre eux, Blé Goudé a confié qu’il veut en finir avec la procédure pour « rentrer chez lui » en Côte d’Ivoire, malgré sa condamnation à vingt ans de prison prononcée par la justice de son pays, à la veille de son acquittement total à La Haye.

L’ex-ministre, qui n’a toujours pas trouvé de pays d’accueil, vit toujours aux Pays-Bas aux frais de la CPI.

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