Diplomatie

UA : les coulisses de la nomination de l’Algérien Benkhalfa dans la « Dream Team » anti-coronavirus

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Mis à jour le 29 avril 2020 à 15h42
L'ex-ministre algérien des Finances Abderrahmane Benkhalfa, en décembre 2015 à Alger.

L'ex-ministre algérien des Finances Abderrahmane Benkhalfa, en décembre 2015 à Alger. © BENSALEM BILLEL/APP

L’ancien ministre algérien des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, a intégré le panel des personnalités africaines chargées par l’Union africaine (UA) de mobiliser des financements internationaux pour aider l’Afrique à faire face aux effets de la pandémie.

La nomination d’Abderrahmane Benkhalfa a été annoncée par le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, président en exercice de l’Union africaine (UA), au cours d’une visioconférence qui s’est tenue dimanche 22 avril avec plusieurs chefs d’États et Premiers ministres africains, notamment Paul Kagame, Macky Sall, Félix Tshisekedi et Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

L’expert algérien, âgé de 71 ans, rejoint ainsi le Franco-Ivoirien Tidjane Thiam, ex-patron du Crédit Suisse, le Rwandais Donald Kaberuka, ancien gouverneur de la Banque africaine de développement (BAD), la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, ex-directrice générale de la Banque mondiale, ainsi que le Sud-Africain Trevor Manuel, président de Old Mutual et ex-ministre des Finances.

Pour des raisons de confinement et de suspension des liaisons aériennes internationales, les cinq membres du panel travaillent et se concertent à distance. « Le mode de travail et d’interventions du panel est en cours d’élaboration par la Commission africaine », confie une source proche du groupe d’experts. Un sixième envoyé spécial, originaire d’Afrique centrale, doit être prochainement désigné.

Voix influente

Quelques jours avant l’annonce, Cyril Ramaphosa avait joint le président algérien pour qu’il l’aide à désigner une figure du monde économique susceptible de rejoindre le panel africain. Le choix s’est tout naturellement porté sur l’ancien ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, qu’Abdelmadjid Tebboune avait côtoyé au gouvernement entre mai 2015 et juin 2016.

Car s’il ne fait pas partie des visiteurs du soir de Tebboune, le consultant international en matières financières et banquières, reste, selon nos sources, l’une des voix influentes écoutées par le nouvel exécutif algérien, notamment en ces temps de crise financière, en raison de la chute des cours du pétrole.

En 2018, le docteur en sciences de gestion avait créé son cabinet d’études, le C3F, pour continuer à prodiguer des conseils, des analyses et des recommandations, notamment au Moyen-Orient où il donne régulièrement des conférences.

Selon nos informations, le chef de l’État n’a pas reçu Benkhalfa pour lui notifier sa nomination. « Celle-ci s’est fait selon les procédures d’usage consacrées », se contente de répondre un proche.

La désignation de Abderahmane Benkhalfa est une étape supplémentaire du retour diplomatique de l’Algérie sur le continent, après plusieurs années d’absence dues en partie aux problèmes de santé de l’ancien chef de l’État Abdelaziz Bouteflika. Élu en décembre en 2019, son successeur entend redéployer l’influence diplomatique algérienne en Afrique.

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