Agroalimentaire

La contre-performance de Sucrivoire en 2019 inquiète les investisseurs à la BRVM

| Par - à Abidjan
Usine Sucrivoire (illustration).

Usine Sucrivoire (illustration). © Film institutionnel Sifca

Plombé par le coût des intrants et l’augmentation des charges, le groupe sucrier, filiale de Sifca, affiche une perte de plus de 5 milliards de francs CFA en 2019.

Sucrivoire, la filiale de Sifca, le géant ivoirien de l’agroalimentaire, et cotée à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) affiche une contre-performance pour son exercice 2019. Celle-ci inquiète ses petits actionnaires qui ne percevront pas de dividendes.

Une situation inédite depuis 2016, date d’entrée en bourse de Sucrivoire.

Sucrivoire, qui exploite deux sites industrielles à Borotou-Koro (nord-ouest) et Zuénoula (centre-ouest), est victime de l’environnement difficile pour le secteur. L’industrie sucrière ivoirienne est marquée notamment par le faible taux de rendement des plantations de sucre, qui a obligé le gouvernement à mettre en place une stratégie de relance de la filière en février dernier.

Plan d’investissement à 100 milliards maintenu

Sur une pente descendante l’an dernier, Sucrivoire affiche une perte de 5,34 milliards de francs CFA (8,1 millions d’euros) contre -301 millions de francs CFA en 2018. Le chiffre d’affaires a toutefois connu une légère hausse passant de 56,187 milliards de francs CFA en 2018 à 56,66 milliards francs CFA en 2019.

Sucrivoire maintient tout de même son plan d’investissement sur la période  2018-2023, estimé à 100 milliards de francs CFA.

L’entreprise paie le lourd tribut de la hausse des intrants et des charges. Le coût de revient du sucre ivoirien est ainsi estimé à 419 755 francs CFA la tonne, contre environ 204 940 francs CFA dans l’ensemble des pays producteurs.

Dans le secteur sucrier ivoirien où deux acteurs Sucaf , filiale du groupe Somdiaa, et Sucrivoire se partagent le marché, la productivité agricole et la teneur en sucre de la canne est très faible. La performance des usines reste également basse. Malgré tout, la consommation ivoirienne ne cesse d’augmenter d’environ 10 % chaque année alors la production locale en 2018 était de 197 270 tonnes, les besoins étaient de l’ordre de 243 000 tonnes.

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