Politique

RDC : après son arrestation, Ne Muanda Nsemi transféré dans un centre psychiatrique

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 26 avril 2020 à 10h47
Des portraits de l'ex-député Zacharie Badiengila alias Ne Muanda Nsemi, leader du mouvement séparatiste Bundu Dia Kongo (BDK), exposés au siège de la police à Kinshasa en 2017.

Des portraits de l'ex-député Zacharie Badiengila alias Ne Muanda Nsemi, leader du mouvement séparatiste Bundu Dia Kongo (BDK), exposés au siège de la police à Kinshasa en 2017. © JOHN WESSELS/AFP

Le gourou d’un mouvement politico-religieux arrêté vendredi a été transféré samedi dans un centre psychiatrique de Kinshasa en République démocratique du Congo afin de déterminer s’il a toutes « ses capacités mentales » pour répondre de ses actes.

L’ex-député Zacharie Badiengila alias Ne Muanda Nsemi, leader du mouvement séparatiste Bundu Dia Kongo (BDK), a été arrêté vendredi lors d’un assaut contre sa résidence qui a fait au moins huit morts, selon la police.

« M. Ne Muanda Nsemi a été transféré au CNPP (Centre neuro-psychopathologique) sur réquisition du parquet qui demande à ce centre psychiatrique de déterminer s’il est en possession de toutes ses capacités mentales pour subir un interrogatoire », a déclaré un officier de la police de Kinshasa.

« Dans le cas où son état nécessiterait des soins appropriés, il sera gardé là-bas sous la responsabilité du parquet », a ajouté l’officier.

« Coup d’État divin »

Ex-professeur de chimie, Ne Muanda Nsemi s’était autoproclamé le 4 janvier président de la RDC au bénéfice, selon lui d’un « coup d’État divin », entre autres élucubrations.

Il est poursuivi pour « rébellion » « atteinte à la sûreté de l’État » et d’ »incitation à la haine tribale ».

Un élu du Kongo central, Fabrice Puela, a confirmé samedi soir que le gourou a été transféré vers « un hôpital », sans toutefois préciser lequel.

Vendredi, 168 adeptes du gourou ont été arrêtés lors de l’assaut contre sa résidence, selon les autorités.

Armes blanches et calibres de 12

« Nous avons obtenu ce soir la libération par la police de près de 160 adeptes de Bundu Dia Kongo (BDK), notamment des femmes et des enfants », a ajouté l’élu du Kongo central, Fabrice Puela qui sortait des négociations avec le chef de la police de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo.

« Cependant, tous ceux qui étaient trouvés en possession d’armes blanches et des calibres 12, soit près de 120 adeptes, seront acheminés en prison et présentés à un juge », a-t-il ajouté.

Depuis le 13 avril, une vingtaine de personnes, adeptes et policiers, ont été tuées dans trois accrochages dans la province du Kongo-Central, le long de la RN1, une route d’une importance vitale pour Kinshasa la capitale aux dix millions d’habitants.

Partisans d’une scission de leur province, les séparatistes du « BDK » voulaient s’en prendre aux « non-originaires » du Kongo-Central, c’est-à-dire aux Congolais venus d’autres provinces.

Les Bundu Dia Kongo affirment vouloir reconstituer le royaume du Kongo tel qu’il existait au XVe siècle, avant la colonisation, de l’Angola au Gabon.

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