Économie

Mali : l’ouverture de la première raffinerie d’or reportée à 2015

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Mis à jour le 10 juin 2014 à 15:52

Initialement prévu en 2013, le lancement de l’activité de la raffinerie « Kankou Moussa » ne devrait se produire qu’au milieu de l’année 2015. Un retard lié à l’instabilité politique du pays selon le groupe Swiss Bullion Company, impliqué dans le développement du projet minier.

La première raffinerie d’or du Mali devrait être opérationnelle au milieu de l’année 2015. l’annonce a été faite le 9 juin 2014 par Dario Littera, patron de la société Swiss Bullion Co et principal actionnaire du projet, rapporte l’agence Reuters. La livraison, d’abord fixée au mois de novembre 2013 – pour un coût estimé à 71 millions de dollars – avait été ajournée, en raison du retard de deux ans pris dans les travaux de construction : un délai supplémentaire que Dario Littera attribue à l’instabilité politique du pays, suite au soulèvement touareg dans le Nord du Mali.

Perspectives

La future usine, certifiée au niveau international, sera destinée à affiner du minerai produit localement, au Mali, et dans d’autres pays voisins. La capacité de production du site, initialement évaluée à 20 tonnes de minerai par moi, a été revue à la hausse par Dario Littera : le patron parle d’une production qui devrait avoisiner les 50 tonnes de minerai par mois, et inclure, outre l’or, d’autres métaux -argent et palladium notamment.

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Le Mali est le troisième producteur d’or en Afrique subsaharienne, derrière l’Afrique du Sud et le Ghana. En 2013, la production aurifère du pays s’est élevée à 47 tonnes, d’après le gouvernement malien. Un chiffre inférieur à production totale réelle, selon Dario Littera, qui attribue ce résultat à la non-prise en compte de l’or produit par les petits et moyens exploitants miniers dans les statistiques officielles.

Pourparlers

L’entreprise Swiss Bullion Co est actuellement en pourparlers avec le gouvernement malien pour qu’il prenne une participation de 45% dans le projet : « Nous aimerions que la raffinerie soit contrôlée par l’Etat, et non par des intérêts privés, a déclaré Dario Littera à Reuters. Le gouvernement serait alors en mesure de contraindre les producteurs à affiner leur or dans la nouvelle raffinerie. Ce serait une façon pour lui de contrôler l’exportation de ce minerai ».