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Comment Renault Maroc se prépare à une reprise délicate

Réservé aux abonnés | | Par - à Casablanca
Le secteur automobile marocain compte plus de 150 000 postes (ici dans l’unité Renault-Nissan de Tanger Med, entrée en exploitation en 2012).

Le secteur automobile marocain compte plus de 150 000 postes (ici dans l’unité Renault-Nissan de Tanger Med, entrée en exploitation en 2012). © ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Après plus d’un mois d’arrêt, les deux usines marocaines de Renault doivent reprendre progressivement leurs activités, tout en respectant un protocole sanitaire pour assurer la sécurité des employés.

Depuis le 19 mars dernier, les usines de Tanger et de Casablanca (Somaca) de Renault ont suspendu leur production. « Dans cette situation inédite, le groupe a mis en place une protection économique de ses salariés garantissant le maintien de la rémunération nette mensuelle de ses 12 000 collaborateurs durant la crise », rappelle le groupe dans une communication récente.

Après un mois « blanc » donc, le constructeur automobile français vient d’annoncer sa volonté de redémarrer « partiellement et progressivement » ses deux sites marocains qui ont produit en 2019 près de 400 000 unités, dont 303 558 à Tanger et 91 344 à Casablanca.


À lire : [Infographie] Les usines automobiles à l’épreuve du coronavirus sur le continent


« Le groupe a choisi de rouvrir ses usines petit à petit selon un planning. Il est clair que la demande ne sera pas encore là, mais il vaut mieux redémarrer l’activité à présent afin d’être prêts pour la reprise », nous explique un cadre du groupe, qui se veut toutefois méfiant vis-à-vis de l’avenir.

Acheminer les salariés en sécurité

Alors que les usines Renault commenceront à rouvrir en France à partir de fin avril, les sites marocains devraient redémarrer d’ici au mois de mai.

Cette reprise se fera selon un protocole précédemment défini et qui respecte les mesures de sécurité et les mesures sanitaires nécessaires, comme le rappelle Renault. Les employés du groupe ont d’ailleurs reçu un « guide des bonnes pratiques » pour adopter les bons gestes face aux risques sanitaires.

On ne devrait pas travailler à trois équipes par 24 heures mais uniquement en deux rotations

Alors que l’épidémie de coronavirus n’a pour le moment pas été enraillée, le défi pour Renault sera de pouvoir assurer le transport du personnel en sécurité. Sachant que les deux usines de Tanger-Med et de Casablanca sont éloignées des zones urbaines.

« On ne devrait pas travailler à trois équipes par 24 heures mais uniquement en deux rotations, avec des horaires aménagés surtout que cela tombe pendant le mois de ramadan. Il est certain que cela ne ressemblera pas à l’avant crise », nous explique ce cadre de Renault.

Continuité du service sur tout le territoire

Sur les lignes de production, le groupe prévoit aussi d’imposer des distances suffisantes entre les salariés, éviter les rassemblements à l’intérieur mais aussi à l’extérieur du site… Des masques et des gels hydroalcooliques seront distribués. L’outil industriel des deux usines sera nettoyé et désinfecté plusieurs fois par jours.

Par ailleurs, le réseau Renault Commerce Maroc a conservé la continuité du service sur tout le territoire marocain grâce à une adaptation de ses activités. Les ateliers de réparation, ateliers mobiles, service de livraison et le centre d’interactions clients Renault Maroc sont aussi resté actifs.

« Certaines fonctions dont la présence physique n’est pas indispensable au bon fonctionnement de l’activité, ont recours au travail à distance », explique la communication du groupe.

Renault Maroc a participé à la lutte contre les effets de la pandémie de Covid-19. Le groupe a fait don de 50 ambulances, a mis des véhicules à la disposition du personnel médical sur l’ensemble du territoire et a fabriqué des visières de protection et des valves de respirateurs artificiels à partir d’imprimantes 3D.

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