Energies renouvelables

L’italien Enel en quête d’un partenaire pour ses projets africains

Champ éolien de Nojoli en Afrique du Sud

Champ éolien de Nojoli en Afrique du Sud © Enel Green Power

En dépit de la pandémie de coronavirus qui touche de plein fouet ses activités, le producteur italien d’électricité maintient son objectif d’accélération vers l’énergie renouvelable sur le continent.

Alors qu’Enel projette d’accroître ses projets éoliens et solaires à travers le continent, le géant italien est en quête d’un partenaire financier à même de racheter jusqu’à 50 % de son activité dans les énergies renouvelables en Afrique.

Fort d’un chiffre d’affaires de 80,3 milliards d’euros en 2019 (en hausse de 6,1 % par rapport à l’année précédente), l’énergéticien a commencé sa recherche d’un partenaire bien avant l’épidémie de coronavirus et la poursuivra malgré tout, rapportent nos confrères de Bloomberg. Le groupe italien a en effet provisionné de longue date l’impact de « la cession à un tiers d’une participation minoritaire dans plusieurs sociétés » sur le continent, peut-on lire dans les résultats d’Enel publiés fin mars.

L’entité énergies renouvelables du groupe, Enel Green Power, est actuellement présente en Afrique du Sud via sa filiale Enel Green Power RSA. Le groupe italien dispose également de plusieurs autres filiales et établissements dédiées à l’énergie thermique dans le pays, ainsi que des actifs dans la pointe nord de l’Afrique.

Ajouter jusqu’à 3,6 GW d’énergie renouvelable d’ici 2022

En juillet 2018, par l’intermédiaire de sa filiale Endesa Red, Enel a effectivement acquis 94,6 % d’Empresa de Alumbrado Eléctrico de Ceuta SA, société active dans la distribution et la vente d’électricité dans la ville autonome de Ceuta en Afrique du Nord. En 2016, Enel mettait également le pied en Zambie.

Enel, ancienne société nationale italienne d’électricité et l’un des principaux producteurs mondiaux d’énergie électrique, souhaite bâtir son avenir autour de l’énergie verte, avec pour objectif d’augmenter sa capacité renouvelable à 60 % d’ici à 2022. L’entreprise prévoit d’ajouter jusqu’à 3,6 GW de nouvelles capacités au cours des deux prochaines années, principalement en Afrique et en Asie.

Sa stratégie « verte » sur le continent est notamment pilotée par Antonio Cammisecra, directeur général d’Enel Green Power, également à la tête de la région Afrique-Asie-Océanie du groupe italien. Si cette division représente moins de 5 % du résultat global d’Enel en 2019, le continent africain a tout de même dégagé à lui seul 92 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019, selon les derniers résultats du groupe publiés fin mars.

Cap sur l’Afrique du Sud ?

Contacté par Jeune Afrique, le groupe n’a pas répondu dans l’immédiat à nos sollicitations, notamment sur la question des pays africains envisagés pour le développement des nouveaux projets dans le renouvelable.

Mais il est probable que l’Afrique du Sud, où Enel a investi 101 millions d’euros (en capex) dans les fermes éoliennes en 2019, aura la part du lion. Dans le cadre de son nouveau Plan de développement électrique à long terme (IRP 2019), Pretoria envisage une réduction de 11 GW de capacité en charbon d’ici à 2030 – en parallèle de la construction de 1 500 MW de nouvelles centrales au charbon. De plus, toujours à cet horizon, 6 GW de nouveaux panneaux solaires photovoltaïques et 14,4 GW de champs éoliens supplémentaires sont envisagés.

Par ailleurs, le pays a publié son règlement sur la compensation carbone. Il est ainsi prévu que les installations d’énergie renouvelable qui satisfont à certaines exigences puissent produire des crédits de réduction des émissions et les vendre à des entreprises soumises à la taxe carbone.

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